Sunday, 23 September 2012

Beautiful Island in the Sea, La Belle Île en Trail

Belle Île en Mer. - La finale du Challenge Salomon Endurance.



Oui, d'habitude je suis plus quelqu'un qui s'interesse à la montagne. A priori, je cherche les parcours les plus techniques, ceux qui montent haut et ceux qui te font ensuite tomber sur des milliers de mètres. C'est ça qui me fait plaisir ! Mais là, hier, j'étais venu sur cette petite île de l'océan atlantique, pour boucler le Challenge et pour découvrir autre chose. Un tour de l'ile sur le GR. Certes, pas de montagne, mais il y avait suffisamment de "technicité", en tant que roches, racines,.. pour ralentir les choses et pour le rendre plus intéressant. Et non, pas une seule longue montée sur le profile, mais le cumulé de 2000m, sous la forme de cent fois 20m (j'ai pas compté, mais ça a dû être quelque chose de cet ordre...) faisait en sorte à ce que ce parcours n'était pas plat non plus ! On pourrait très bien être sur une des iles des Outer Hebredis (au nord ouest de l'écosse), je me disais lorsqu'on naviguait les falaises. En dessous des plages cachées, entourées de rochers raides et aigus, mais avec une moquette de sable parfaite. Comme sur Lewis ou Orkney. Ce sont parmi les plages les plus jolies du monde. Et vide. Jamais visitées, car apparemment, comme sur les iles au nord de l'écosse, il ne fait pas souvent très beau.... Et ce fait là, je peux le confirmer. On est arrivé vendredi soir en pleine tempête de pluie !



Samedi matin par contre, après trois quarts d'heure à la frontale, un cercle rouge s'est levé au fond de la plage. Nous allions être reçus par des conditions parfaites pour cette course de boucle touristique. Et comme d'hab, c'est parti un peu trop vite. Une allure s'est installée et un groupe de six en tête s'est formé, sauf que cette allure là n'allait pas tenir jusqu'au bout. C'était sympa quand même d'avaler ces sentiers, les virages constants et la succession infinie de petites bosses, à une vitesse raisonnable. C'est toujours plus amusant de se déplacer en vitesse. C'est dans la nature humaine de chercher ce plaisir là ! Sauf qu'au bout d'un certain nombre de kms le corps et surtout les jambes, risque de dire stop ! Et là il faut ignorer ! Je me suis retrouvé en tête avec le bolide "local", Christophe Malardé, jusqu'à peu près le 35ème km. Il s'est arrêté plus longtemps au ravitaillo, et plus tard il a été forcé à l'abandon au cause d'une douleur au genou. Dommage car il allait super bien. Du coup, 50km tout seul sur la plage. Il y avait des moments où je me disais qu'un peu de musique ne ferait pas de mal ! Sept heures de course, et la plupart tout seul, c'est long quand même. Heureusement le cote était sympa à voir et les kilomètres ont défilés relativement vite au final.


Super content de remporter cette course et surtout de boucler le Challenge Salomon-Endurance. C'était un des objectifs que je m'étais fixé en début d'année. Une bonne façon de m'intégrer en France et de découvrir son monde de trails à la française. En 2012, je l'ai découvert, et c'est pas mal !


Pour la suite de la saison. Deux courses en Octobre, la première pour boucler une autre série, celle des Trails de Provence, et finalement une course vers Millau, une qui est assez connue (!) et qui cette année me permettra de terminer (en espérant que je termine bien la course !) la série de Sky UltraMarathons. (Oui, les Templiers est une Sky Race..) Puis après, c'est l'hiver je crois. Mais il y a encore des trails en hiver n'est pas...

Crédits photos YaNoo.Net


Resultats - Hommes
1 Andy Symonds, team Salomon, 6:39:28.
2 Jérôme Lucas, team Opel Côtes d’Armor, 7:17:50.
3 Thibaut Baronian, team espoir Salomon, 7:22:26.

Les top 5 classement final National Trail Running Cup
1 Andy Symonds, team Salomon, 5250 pts.
2 Guillaume Beauxis, team espoir Salomon, 4640 pts.
3 Maxime Durand, team Inov 8, 4500 pts.
4 Thibaut Baronian, team espoir Salomon, 4330 pts.
5 Sébastien Buffard, team Brooks, 3600 pts.

Interview - après-course

Sunday, 2 September 2012

Beaumes-de-Venise, c'est un bon vin, mais aussi...

Q : Pourquoi courir trois heures dans les Dentelles de Montmirail, les collines rocheuses derrière Beaumes-de-Venise, sous un grand soleil ?
 
R : Pour une bonne bouteille de vin.
 
Voilà, il faut des objectifs et des raisons pour ses choix dans la vie.
 
(sinon tu peux courir de nuit sous la pluie, si tu veux)

 

Les Trails de Provence font parti de mon planning 2012. C'est ma façon de m'intégrer dans la region, et de découvrir le sport de trail à la Provençale. Aujourd'hui c'était un des parcours les plus intéressants de la série. Un circuit assez rapide, mais avec 1900m de dénivelé au compteur il n'allait pas être si plat que ça. Plein de petites bosses de 200 à 300m et des super sections sur les crêtes rocheuses. Les petites sections d'escalade n'avait rien à voir avec la Kima Sky Race la semaine dernière, mais elles rendaient ce parcours varié et intéressant du début jusqu'au bout. Il y avait même une corde installée sur une petite section de montée !.. Sympa de retrouver l'esprit "montagne" sur un parcours situé dans un massif qui ne monte pas au-delà de 700m. Surtout agréable de retrouver ça à trois quarts d'heure de la maison. Et vu la météo qui est tombée sur l'utmb cette année, je ne suis pas mécontent d'être resté dans le coin ce week-end...

La dernière étape du Challenge sera à Gap, en octobre. Entre temps je vais aller faire le tour d'une île dans le nord ouest de la France. Mais avant de penser à tout ça j'ai un premier objectif, il s'agit de cette bouteille de Muscat...

Tous les résultats ici : www.combesetcretes.com

 

 

Sunday, 26 August 2012

Kima, a soft undulating trail run... not...

 

You're a runner reading this? If so, then add the Kima Sky Race to your list of TO DO VERY SOON races. That is, on the small caveat that legging it up a 2000m climb, then jumping from rock to rock for four or five hours is your kettle of fish. Don't worry, you do get a break from this relentless rock-hopping. Yes, every half-hour or so, as you pass over one of this classic walking route's seven steep-sided cols, you can test out your scrambling skills and heave yourself up the pass's near vertical walls. You will be greeted at the top by a more appropriately dressed man than you. He will be wearing an awful lot of clothing, his hands will be hidden in gigantic cloves, he will be wearing a harness from which a rope dangles and secures his body to the rock face behind. As you approach the man on the perilous outcrop of rock, he will point with one out-stretched hand downwards and to the right, he will cry out "FORZA !!" and leave you to stare down into the gaping void and wonder, "how the heck am I gunna get down there then, ya what??" Quickly you see the chain, grab it, and jump, slide, scrape, fumble, tumble.. (or perhaps do it in a more elegant manner?)... Safely at the bottom you're back to rock-hopping for a while, in await if the next interesting vertical obstacle.


 

This is what I call fun! It is real and pure Sky Running. The sport's origins lie in these valleys and there's a impressive number of similarly designed races within a very small radius of Val Masino, the base for the Trofeo Kima. I've done a few of them now and I always have a great day out on the hill. You can only smile and enjoy these courses. The running terrain is incredible and the scenery mainly composed of impressively pointy rocks. These races take you close to and sometimes over this jagged skyline.

 

Race day then. After a brief meteorological scare, evidence of which was the river of rocky pools in front of the hotel, which I'd bathed in the day before and which had overnight turned into a raging torrent of choppy, white rapids. The start was pushed back half an hour, the organisation checked the score, announced that all was good to go, and the runners were let loose. Due to a painful hip, I've been limited to jog-plodding through the months of June and July. There's been no quality fast running in the mix. And as a result my early-year form has long since departed. The reality of my powerless quads was brought home two weeks ago when I struggled my way around the 42km Salomon Ubaye trail race. So I really wasn't expecting much of a result at the Kima and set off in a completely non-competitive mindset. I just wanted to enjoy this one and if the legs could hold up then that would be enough of a success. I ran just behind the top ten up to the top of the first pass. It was a tough climb and I would have been powerless to go with the front of the race even if I'd wanted to. Down the first set of chains and onto the boulder fields then. Let the fun begin!. Over the course of the next three to four hours, as I counted off the seven passes one by one, some sort of strength and energy returned. (That would not happen in a 50km road race!). I pulled through to seventh place and then ran with young German trail star, Philipp Reiter, for the next few hours. Towards the end of the high section I let loose a little, left Philipp, ran past fellow Salomon France man, Michel Lanne, and into fourth. I actually felt like I was racing again. I made a vague attempt to pull back third place over the final hour, but it was an Italian ahead, they can generally descend well, and my attempts were to no avail. All in all though, a totally positive outing, all things considered.


 
Next up then. More drastic changes of scenery are on the cards. In three weeks time I'll be up in the north west of France, running around the coastline of what's supposed to be a very pretty island, as per the name, Belle Île. Hip healed (I think), I'll be trying to squeeze in some quality between now and then.
 
 
Ciao to Italy until next year then. I'll be back. I do love your cappuccinos and your mountain races!..

(photos Copyright Jordi Saragossa)

 

Wednesday, 22 August 2012

Ubaye leg fry

L'Ubaye Été, une superbe course, beau parcours dans un cadre excellent. Avec passage par un bon sommet rocheux et pointu, et avec une très belle vue ! Normalement c'est exaçtement ce que je cherche, mais malheureusement le jour même de cette épreuve, mes jambes n'avaient aucune puissance et je n'étais donc pas capable de suivre la tête de la course dès le debut de la première montée.


J'ai donc courru les 42kms dans un état que heureusement je n'avais pas encore connu cette année. Vide d'énergie. C'était de la marche forcée dans les montées et une foulée aussi détendue que possible sur les sections plates. Meme dans la descente c'était une pure bagarre avec les pates qui n'avaient aucune fraicheur pour trouver les bons appuis et de "laisser aller" comme j'aime faire. C'est dommage de le dire, mais cette très jolie course était douloureuse du début à la fin !

Mais, quelque soit ton état, je me disais, tu ne sais jamais, les jambes pourront se réveiller, ou les coureurs devant (5 pendant la plupart de la course) peuvent aussi souffrir, et tu ne sais pas, peut-être revenir... Finalement mes jambes n'ont jamais retrouvé leur volonté pour la course, mais quelques concurrants sont revenus dans la dernière descente. Comme souvent c'est le cas, les 42kms n'ont été faciles pour personne, et dans la dernière demie-heure j'ai pu doubler quatre des cinq qui étaient devant et donc récupérer la seconde place. Ce qui montre qu'il ne faut jamais lâcher ! Mais c'etait bien dur quand même !!

Pourquoi ? Pourquoi un tel état d'impuissance le 12 aout 2012 ? Pas sûr, peut-être juste une mauvaise journée.. Mais honnêtement je pense que c'est plus que ça. Une petite blessure à la hanche m'a empêché de m'entraîner normalement pendant les mois de juin et juillet. Je crois que deux mois de footing tranquille, sans réelle qualité ont ralenti mes muscles. Le volcano trail en Guadeloupe était possible simplement parce que c'était si lent, une marche rapide avec quelques sections en courrant. Mais une fois que j'ai dû bouger les jambes à un rythme plus élevé, elles n'ont pas pu suivre les instructions. Aujourd'hui cette hanche a finalement l'air de fonctionner normalement - en partie grâce aux efforts de l'ostéopathe à l'Ubaye - merci, je ne connais même pas ton nom ! - j'espère donc pouvoir recommencer la vitesse dans les entrainements et revenir bientôt à ma forme du début de l'année. Pour la kima ce weekend... je suppose qu'on verra...

Et voilà pour la video de la course :


Friday, 29 June 2012

Volcanic trails – part 2: Guadeloupe (it’s another world)

(scroll down to the bottom for photos)

Technical? What is technical? The fact that mass and energy are interchangeable is technical? No, I am talking about running here. My definition of technical running is when there’s more to it than simply putting one foot in front of the other. Yes, left-foot/right-foot, that is the simple gist of running. And it’s very easy to do so on flat grass, roads, athletics tracks, even on a lot of man-made footpaths. However, make that footpath climb a jaggedy mountain, cross a few streams, twist through forests, disappear into peat bogs...and it becomes a little less unproblematic, and hence a little more technical.

So then. Classic mountain races in the alps, such as those that defined Sky Running at its outset 20 years ago, are definitely pretty technical. Everyone agrees? Road marathons aren’t, UK fell running normally is, American and European trail running generally isn’t, OMMs LAMMS BAMMs nearly always are, wmra (especially uphill only) mountain races aren’t... the list goes on.

Where would a 55km volcanic jungle bash fit in all that then?... Stepping back a week or so, I took a glance at the results of previous episodes of the Guadeloupian Volcano Trail, and I really couldn’t understand how 55km could possibly take so long. My finishing time last Saturday was 7 hours and 35 minutes. That’s an admittedly pathetic four-and-half miles per hour (7.2 km/h). So here is how that happened, condensed into a quick-fire summary of the race route: 5am. Start. In the dark. 1km road. Easy. End easy. Very rooty paths. Still runnable. Half an hour later. Hello Canyon. Still reasonably dark. Swim. Climb. Ropes. Danger! Half an hour later. Still canyonning. Fun. Not runnable. Technical? Out of the canyon. Path constructed of large chunks of solidified magma. Wet. Runnable – just. First big climb. World’s most rickety natural ladder. Made of tree roots, branches and vines. Seemingly almost vertical. 20 minutes later. Near the summit of a volcano. Smells like a fellow participant has not properly digested their energy gels. No, it’s just the sulphur erupting from the hole in the ground in front. The powerful noise of pressure release is from there also. Not a runner either. Back into the jungle. Where is the path? Beneath your feet? Why can’t I see it? Because this is a jungle and things grow quickly. OK, I’ll ignore my path-blindness and run then. The (invisible) path turns into a slide of wet clay. Errr? What? How? Just go forwards and hope. Start descending. Roots at knee height. Branches at chest height. Body = what height then? Jump, swing, dive, bash head. Not much running. Technical? Hit the road. Ah ha! 3km of running. Sprint – it’ll be your only chance to. Back to the start. 30km done. 4-hours. Time for a much less runnable second lap...

Now I understand why and how the Volcano Trail in Guadeloupe takes such a long time, for its relatively short total distance. I hope you understand too now. And if you don’t – go and do it.

If we can call 7.5 hours of jungle-gymnastics on an assault-course fit for Tarzan technical running, - then this must be the most technical race in the world? Or at least vying for that claim. It’s a race I seriously recommend any runner out there to go and run, I mean go and do. If it seems a bit long, then there’s always the 33km, or the 14km – which took Carole a mere two and half hours (not your average 14km either). If you think you’ve done a technical race, you haven’t seen this.

Also, it’s a jolly nice place to spend a week. The sea and the beaches are quite nice as well...

VOLCANO TRAIL 2012 - results
1 – Andy SYMMONDS (GBR) - 7h35min34s
2 – Nicolas MARTIN (FRA) - 9h12min46s
3 – Olivier BOULAY (FRA) - 9h18min50s

1 – Karine HERRY (FRA) - 10h04min57s
2 – Lauriane LE GAC (FRA) - 11h11min35s
3 – Catherine LAGARDERE (FRA) - 12h18min55s


And here's some pics (unfortunately not enough of the race course itself)























And a short vid of one of the runnable bits of the course, shot by Serge 3 days before the race

Saturday, 23 June 2012

Un autre volcan et un autre monde...

(voir la version en anglais pour des photos)

Après la TransVulcania sur La Palma, le Volcano Trail de Guadeloupe constituait ma deuxième "étape volcanique" dans le calendrier 2012. Comment c'était ? Er, autre chose !
Pouvoir courir dans des endroits différents et en profiter pour faire des vacances en même temps est évidemment une bonne chose ! Cela fait parti du plaisir de la course à pied. J'aime vraiment diversifier les compétitions et les parcours que je fais, non seulement d'une année à une autre, mais également dans la même saison.
Ce que je peux maintenant confirmer c'est que cette course a effectivement bien diversifié les choses ! 55km en 7 heures 37 ? Normalement je dirais que ce n'est pas exactement une vitesses moyenne qui fait rêver. Comment est-ce que ce serait possible de faire un tel parcours, pas si long que ça, mais tellement lent ? En dénivelé le TransVulcania était très similaire, autour de 4000m, mais avec 20km de plus, logiquement elle serait bouclée en une ou deux heures de plus que le volcano trail en Guadeloupe. Mais ce que la course des volcans de La Palma (et d'ailleurs toutes les autres courses que j'ai faites jusqu'à maintenant dans ma vie) n'avait pas sont les choses suivantes : une demie heure de canyoning, des toboggans de boue et d'argile, des longs passages où tu ne vois pas tes pieds au cause de la végétation, des milliers de racines qui ne savent pas vraiment où elles veulent être, sous la terre (non), au niveau des genoux (un choix populaire), ou bien au niveau du torse - comme ça ceux qui osent vouloir passer sont constamment confrontés du choix "au dessus" ou "en dessous" ?.. Le Volcano Trail est en fait 55km de décisions : de placements des pieds, du niveau "jouable" pour la tête et de quelles lianes et branches valent le coup pour un petit saut au dessus du danger terrestre ! Oui, c'est autre chose ! Et oui, je me suis vraiment bien amusé à découvrir ce parcours original, mais je constate qu'il ne s'agissait pas d'une petite balade en forêt - il faut le prendre au sérieux ! Je confirme aussi que la jungle a fait ce qu'elle pouvait pour me vider de toutes mes ressources, et elle a réussi ! J'ai du vraiment puiser dans les réserves sur les dernières heures, et le poulet frites avec 3 litres d'eau étaient bien vite avalés à l'arrivée !
Je finis par encourager fortement tout le monde à venir faire ce trail qui, pour moi, pourrait être le plus technique qu'existe au monde. Si une demie-journée de gymnastique dans la jungle, accompagné de quelques mini sections où tu peux peut-être courir, ça te dit - tu vas te régaler. Si ce n'est pas le cas, ce parcours d'aventure faisant deux petites boucles du volcan guadeloupéen sera un terrain idéal pour bosser les terrains techniques - tout te paraîtra facile à après !

VOLCANO TRAIL 2012 - résultats
1 – Andy SYMMONDS (GBR) - 7h35min34s
2 – Nicolas MARTIN (FRA) - 9h12min46s
3 – Olivier BOULAY (FRA) - 9h18min50s

1 – Karine HERRY (FRA) - 10h04min57s (8ème au scratch)
2 – Lauriane LE GAC (FRA) - 11h11min35s
3 – Catherine LAGARDERE (FRA) - 12h18min55s

Wednesday, 6 June 2012

TransV - two vids and a post-race interview

The first video (five minutes), put together by the African Attachment, was for episode two of Salomon Running's 2012 series. The idea is to demonstrate the "community spirit" side of the sport. It's not all about running, and not all about winning. The week in La Palma was a get together of some (most?) of the world's best utlra trail runners, and whilst the race itself was super competitive, the rest of the time was totally chilled, jumping in the sea, dossing about in a posh hotel in the middle of nowhere at the bottom of the island of La Palma, teaching the Americans how to drink beer quickly in a strict routine of hand features and peotic speech (you know colonel muff right?!)... This top quality film, largely based on the our time on the island "through my eyes" totally captures this "spirit" of trail running. Nice work TAA!



This second (twenty minute) film is the official transvulcania race film. It captures the event from start to finish. Great views and cracking footpaths, and check out the atmosphere at the finish - the entire population of the island cheering us down the finish straight.


The following interview text is for a Spanish magazine, hence the interest in Spain and La Palma. It also includes a bit of detail on how the TransVulcania race panned out and my experience of that long 'un.  
(the Spanish version: Carreraspormontana)

2nd at Transvulcania!! That is a great performance, isn’t it?
 yes, honestly I'm really happy with a second place in this race. You're never going to be celebrating the race of your life when you pass so close to a win, but in reality to finish just 90 seconds behind Dakota after 7 hours of racing is a good result.

Was the podium one of your goals?
 For sure. I went into this racing knowing that my form was pretty good and that if things went to plan then I should be aiming for a podium finish. That said, it's hard to pre judge in a race with so many competitors against whom I've never raced before. I'm mainly referring to the Americans there, they were an unknown quantity for me going into the TransVulcania.

What do you think about the race track?
 Nice! The highlight is running along and around the crest of the volcanic skyline. There's no doubt that it helps me to perform at my best if there's a nice path and a good view - both ingredients were there for this course. The 2500m downhill is tough, but that's good. I suffered and didn't particularly enjoy the 6km uphill finish, but that's part of the killer nature of this route.

You reached Kilian and Dakota at the descent. Was it one of the keys?
 I really ran my own race. I followed Kilian and Dakota along the top, yo-yo-ing about a minute or two behind them. I wasn't in a rush to catch them as I always felt that they would probably come back to me on the downhill, provided my legs were still in tack. They were, and a I did catch them, but shortly after overtaking them my legs changed their idea about their state of freshness and it suddenly became quite difficult to keep the pace up. I think I got it about right, as my legs exploded before the finish, but not too much before. I'd have needed to be a bit stronger to have put a proper fight up against Dakota over those final few miles. I still have progress to make over this distance, for sure.

How do you work the downhill (training)?
 I don't. I simply enjoy running down hills. If I'm more at ease doing so than some other runners, then it's probably largely down to being used to the rough nature of uk 'fell running' where kamikaze descents are of the norm!

There were high temperatures at La Palma. How did you struggle with it?
 Yes it was warm on La Palma, but I really didn't find it too hot at all. Most of the race was at 2000m or above and there was a bit of a breeze. It was hot enough to mean that hydration was important, but it really wasn't anything too out of the ordinary. That said, I am probably more used to running in warm weather, as I now live in the south of France. I do like the sun!

How was your feeding-drinking routine during the race?
 I used two 250ml bottles in a bumbag which I re-filled with water and energy and hydration drink en route. Food-wise, mainly gels and "pâtes de fruits", about ten in total. I generally base myself on eating something solid every 40 minutes or so, depending on how big it is. Porridge three hours before the start is another crucial part of setting myself up for the race energy-wise. That's what happens when you live in Scotland for five years! I think I drank about 1.5l over the course of the race, which was about right for me. Eating and drinking for long races is a very individual thing though - the more you sweat the more you must drink, and the more you must be careful with your salt levels.

You made a best time than last year’s record. Did you expect it?
 I did expect the times to be faster this year, and that the race record would probably go, but Miguel is one heck of an athlete, so no I would never have expected to run thirty minutes faster than his time from last year myself. It just shows what happens when you pull together a quality field of runners for a big race like this.

Did you have any “bad” moment during the race?
 Just the last few kilometres, but even then it wasn't too bad. I was just starting to get pretty tired. The crowd helped pull me home though!

What do you think about La Palma as a trail running destiny?
 Great. Yes, it's a small island, but there's plenty to see. You have to be a fan of going uphill for a long way though! Which I am.

What are going to be your next races?
 I'm off to Guadeloupe in a couple of weeks to again race on another volcano. That's another long race, but the conditions will be very different. After that, I'll be concentrating in the French National Cup series as well as the next Sky ultramarathon races. I'm particularly looking forward to Kima in August. It would be nice if the American crowd, as well as all the top euro runners returned for that one.

Are you coming back to Spain soon?
No plans to return to spain immediately. But I do always have a good time racing in Spain, so if I'm not back again this year, I almost certainly will be in 2013.