Monday, 30 April 2018

Old Stones

Reprise en compétition sur le Trail des Vieilles Pierres, à Oppède.

Une sortie matinale idéale pour fêter mon n+1,
et surtout avec les quelques jolies surprises retrouvées sur le parcours.
- Comme cette belle banderole (thanx Mike ;-)

- Et le "passage insolite" dans la carrière souterraine.
Rafraîchissant et mystérieux avec sa lumière et musique d'ambiance !!

C'est une course bien sauvage et plutôt costaude.

Avec ses 1400m de D+, tes cuisses aussi se transforment en pierre pour la dernière descente sur Oppède.

Après quelques mois de coupure, j'étais plus que content de gagner un bon morceau de rock. Mon fils en profite pour s'incruster sur le podium, et a l'air un peu trop heureux avec une bouteille de rosé dans les mains ?!

La saison 2018 démarre :-)

Next up, sky running...


Thursday, 11 January 2018

BALADES SANS BALLES


Ci-dessous je partage un interview que j'ai fait la semaine dernière pour u-trail.
La chasse a un fort impact sur le plaisir de courir en Vaucluse en hiver. Avec l'association Trail Vaucluse, j'essaie de porter la voix de ceux qui souhaiteraient se balader en nature sans compromis de sécurité.
Le plaisir d'aller dehors devrait être une possibilité pour tous.


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Bonjour Andy !

Tout d’abord bonne année 2018 Andy et merci de nous accorder cette interview. Avant de parler du sujet qui nous préoccupe, à savoir la cohabitation entre chasseurs et traileurs, alors que trop de non chasseurs paient le prix fort, nous voudrions revenir sur toi et ton parcours récent.

D’abord, côté santé, comment tu gères ta cuisse droite, est-ce tu te dis « get along with it » (fait avec) ? Beaucoup qui nous lisent courent avec une vieille blessure, une gêne, que leur dis-tu pour les soutenir moralement ?

Oui, c’est exactement ça, je fais avec. J’essaie de l’oublier, même si finalement c’est impossible d’ignorer sa présence. À chaque appui ma cuisse droite répond bizarrement. Il me manque un peu de puissance et de la stabilité sur cette jambe. Mais il n’y a aucun doute que je préfère courir avec une jambe bizarre que de ne plus du tout mettre mes baskets de running. Je souffrirais bien plus à ne plus courir, c’est sûr ! Parlant de blessures, aujourd’hui je suis beaucoup plus embêté par deux problèmes plus communs pour les coureurs à pied – une pubalgie et une aponévrose. Oui, c’est terrible à vivre les blessures pour un coureur, très frustrant parfois. Quoi dire ? – il faut se dire qu’un jour ça finira par partir et que ça ira mieux quand même. Se frustrer et déprimer ça ne va pas aider c’est certain ! Il faut trouver d’autres choses à faire pour s’occuper et pour s’aérer la tête !


Tu es un compétiteur mais tu cours avant tout pour le plaisir, est-ce que par rapport à un athlétisme affilié au système et faible face au dopage, le trail ce n’est pas finalement un sport plus authentique et un des derniers espaces de liberté qui nous reste ? c’est quoi pour toi la définition de « l’esprit trail » ?

Le trail est effectivement plus proche de la nature que beaucoup d’autres sports. Finalement il faut peu d’équipement et de gadgets – on chausse des jolies chaussures et puis on file dans la nature. On peut le faire seul ou avec du monde. On respire et on profite des environs. C’est ça l’esprit trail finalement, c’est passer du temps en nature, que ce soit sur des sentiers, aux abords des champs, en haut des montagnes, mais dans tous les cas c’est loin des routes et des lieux urbanisés, loin du monde ! Après, bien sûr que j’ai un côté compétitif, j’aime bien les courses et j’aime donner mon maximum pour essayer de bien me classer en compétition. Mais personnellement, je fais le trail plus pour le fun que pour la bagarre !


Sur l’édition 2017 de l’UTMB, la plus incroyable avec un plateau historique, tu termines 16e, en 22h36, avec un démarrage à 15km/h pendant les premiers kilomètres, et du point de vue de nous autres traileurs moyens, c’est déjà incroyable, vous, les élites, malgré les blessures, malgré la douleur, vous êtes des extra-terrestres, alors c’est quoi pour toi LE secret pour se dépasser soi-même ?

Ah, si seulement il y avait juste UN secret ! Pour moi boucler une course aussi longue et aussi dure que l’utmb c’est un cumul de plusieurs choses : D’abords il faut avoir réellement envie de la faire, envie d’en profiter et surtout il faut vraiment vouloir la finir ! Si on n’y croit pas complètement, il y a peu de chance qu’on arrive au bout à mon avis ! Ça s’est vu chez l’elite cette année – ils voulaient tous finir ! Après il faut bien sûr être en bonne forme physique et surtout être bien reposé avant le départ. Cette année j’étais parti comme si je partais pour une longue balade, que je voulais terminer et dont je voulais profiter. La tactique m’a mieux réussie que l’an dernier, où j’étais en meilleure forme physique, mais j’étais dans un esprit plus compétitif et moins frais au départ.




Venons-en au sujet pour lequel tu es en train devenir le porte-drapeau, tu es anglais et tu vis en France, en Angleterre, pourtant pays de tradition, la chasse est interdite le dimanche depuis 1831, ça n’est pas le fait de la commission européenne pour une fois, et quelque chose te révolte, nous sommes bien d’accord, c’est la sécurité des gens sur les sentiers en forêt, peux-tu nous expliquer ce que tu ressens lorsque tu cours en forêt alors qu’il y a des chasseurs dans le coin ?

Je ne me suis jamais préoccupé de la réglementation concernant la chasse en Angleterre ou en Ecosse, ni dans aucun autre pays où j’ai vécu ou voyagé dans ma vie, jusqu’à ce que j’arrive en France. Jamais en Angleterre je n’ai croisé des personnes armées lors de mes footings. La chasse existe certes, mais c’est plus encadré et moins omniprésent. En uk c’est connu comme un sport de riches qui passent une semaine à tirer sur des faisans dans des gros domaines en écosse, et ça se passe dans des zones très isolées et définies, donc peu de chance que du monde y passe en balade. Honnêtement ça m’a beaucoup choqué quand je suis arrivé ici et j’ai réalisé que l’on peut se balader où on veut, le fusil sur l’épaule. Et ici où j’habite, dans un petit village qui s’appelle Lagnes, en Vaucluse, en hiver dès qu’on sort de la maison on croise beaucoup de chasseurs. Quel que soit le jour de la semaine, on les croise le long des canaux, dans les forêts et partout sur le grand réseau de petits sentiers et des gros chemins qui traversent les collines vauclusiennes. La santé et la sécurité sont de plus en plus des sujets de société primordiaux aujourd’hui. Je travaille dans les énergies renouvelables et c’est un secteur où on se préoccupe beaucoup de la sécurité, même parfois un peu trop à mon avis. J’ai été dans des bureaux où on est obligé de tenir la rambarde de l’escalier, par exemple (et les weekends je fais du sky running !). Certes ça va un peu loin, mais c’est pour montrer à quel point on réfléchit de plus en plus à cette problématique de manière générale. Et à côté de ça, on partage les espaces naturels avec des personnes armées avec des fusils capables de tuer à plusieurs kilomètres. C’est quand même fou. Fréquemment on tire à côté de moi quand je cours. Et c’est souvent un chasseur stationné à 20-30m de moi, qui ne m’avait pas vu avant de tirer. Ils tirent souvent depuis les sentiers GR et à travers les chemins car ils attendent des sangliers qu’ils dirigent vers les pistes avec leurs chiens et les 4×4. J’ai été tenu en joue par un chasseur, ma mère aussi, au-dessus du village à 1km de ma maison. Tout ça je ne le trouve pas normal, pas sécurisant du tout et contre nature. Aller courir, faire du vtt ou se balader en famille en nature ne devrait pas être dangereux, à mon avis.




Tu fais plusieurs propositions, la première c’est de demander au préfet un jour sans chasse, la deuxième c’est de construire une plateforme de communication entre traileurs et chasseurs, l’une est contraignante, l’autre est co-constructive, comment penses-tu attirer les chasseurs sur cette plateforme, heureusement qu’il y a des chasseurs qui sont traileurs et vice-versa ?

Je ne dirais pas qu’une journée sans chasse soit contraignante. C’est tout le contraire. 7 jours de chasse par semaine en Vaucluse représentent une contrainte importante pour toute personne non chasseur. Car aujourd’hui il n’y a aucun jour où les autres usagers puissent profiter pleinement de la nature. Et l’idée de la plateforme de partage d’informations sort simplement du constat qu’aujourd’hui les dispositifs qui sont censés être mis en place ne fonctionnent pas. En tout cas, pas où j’habite, et j’entends que on n’est pas les seuls à être concernés par le problématique ici en Vaucluse. La réalité aujourd’hui est qu’avant d’aller « en nature » il n’y aucune façon facile ni sûre de savoir si on va croiser des chasseurs ou pas, c’est impossible de se renseigner où et quand ont lieu les chasses. Les panneaux indiquant « chasse en cours » sur les sentiers ne marchent pas. La moitié y reste toute l’année et avec les panneaux temporaires ils n’arrivent jamais à couvrir tous les accès possibles de toute la zone en danger – c’est un trop gros travail. Donc ma proposition serait une plateforme où ces informations puissent être visibles par tout le public, sur internet, comme on fait d’ailleurs en été pour cartographier les zones interdites d’accès par risque d’incendie. La date, l’heure et le lieu de toute chasse prévue. Ce serait bénéfique pour tout le monde. Les coureurs et les randonneurs pourraient choisir et adapter leurs parcours en fonction de ces informations, et les chasseurs retrouveraient moins de monde au milieu de leurs battues. Il y aurait moins de risques, moins d’accidents, moins de tension et l’espace serait beaucoup mieux partagé.


Si tu ne trouves aucun écho positif de la part de la fédération de chasse du Vaucluse sur l’idée d’une plateforme par exemple, penses-tu durcir le mouvement et rejoindre les positions des anti-chasses les plus radicaux (interdire la chasse tout court, actions militantes etc…) ?

Je ne suis pas en mode « confrontation ». Premièrement parce que c’est souvent contre-productif, et deuxièmement parce que ceux en face sont armés ! Je sais très bien aussi que c’est une question également très « politique » et pour avoir une chance d’aboutir à un compromis il ne vaut mieux pas attaquer le débat tête baissée avec des idées fermées ! La réglementation encadrant la chasse évoluera en France c’est sûr, ça fait partie de l’évolution (la population de chasseurs a baissé mécaniquement de 2,5 millions en 1975 à moins de 1 million aujourd’hui, NDLR) et du développement d’un pays qui essaie de faire au mieux pour la majorité de sa population. La pratique de cette activité telle qu’elle se déroule aujourd’hui n’est plus de notre temps. Et on ne l’a pas adaptée pour la mauvaise raison que cela fait partie de notre « culture ». L’esclavage ça faisait aussi partie de notre culture à une époque – on a fini par évoluer et l’éradiquer. Si je peux en parler publiquement, proposer des solutions et éventuellement assister pour avancer les choses un peu plus vite, tant mieux. Je n’ai qu’une envie personnellement – que mes enfants puissent avoir envie d’aller sur les sentiers sans avoir peur, ce qui n’est pas le cas actuellement.


Merci Andy pour tes réponses, on te souhaite à toi, à ton frère, à ta famille une excellente année 2018 dans la belle nature Vauclusienne et on croise les doigts pour que tout le monde arrive à s’entendre et que ton projet de plateforme trouve un écho favorable.

Andy a écrit au préfet lire ICI, et vous invite à participer au sondage sur la chasse ICI.






Sunday, 8 October 2017

Traillades 2017


(les anglophones auront toujours un peu de mal avec le mot trail !...)

infos sur la course ici : www.lestraillades.fr

résultats 2017 ici : www.nikrome.com/pdf/traillades17.pdf

Wednesday, 4 October 2017

Trail de Saint Didier

Le Trail de Saint Didier, 29km 900m D+

De retour pour ma troisième* participation à cette belle course Vauclusienne ! Oui, je l'aime - le Trail de Saint Didier ! Pour son parcours, pour son organisation et parce que c'est un des trails les plus proches de chez moi. Sans parler des quelques bouteilles de rouge et de miel que l'on peut gagner si ça se passe bien :-)
*après 2014 et 2016
Le départ du village

Peu après avoir quitté Saint Didier le parcours monte sur le village du Beaucet, où on profite pour faire un tour de son château. J'accorde une attention particulière car c'est ici que Trail Vaucluse organisera sa prochaine course - L'Enduro Holy Calades du Beaucet le 18 février prochain (n'hésitez pas si vous avez des suggestions pour le nom du trail d'ailleurs !).


Le Beaucet - en vrai c'est plus beau que mon croquis !

On quitte le château sur son pont-levis, on traverse quelques calades pour ensuite poursuivre sur les sentiers du Massif Vauclusien. Single-track time ! C'est roulant mais en même temps il n'y a jamais beaucoup de repos. C'est un enchaînement de petites montées sèches, de virages et de relances. Les jambes vont bien (4 semaines de repos ont évidement fait un grand bien) et je profite de ma fraîcheur pour avancer à une bonne allure. C'est un tel plaisir d'avancer vite quand on se sent bien, léger, puissant : quand les jambes tournent sans que ça fasse mal, quand on peut appuyer sur l’accélérateur et voir dérouler le paysage comme si on était un peu détaché du sol. C'est un état physique qui n'est pas présent tous les jours, parfois son arrivée peut sembler aléatoire ou inattendue pour le coureur (y a des "bon jours" et des "moins bons"), mais plus que souvent c'est le résultat d'un bon entrainement, et d'un bon repos ! Donc j'étais dans ma zone de trail-tranquillité quand tout d'un coup mon pied gauche atterrit à quelques millimètres de la tête d'une petite vipère. BAH ! WOU ! Mais comme quand on tombe par terre en course (pas très souvent non plus !), je trouve que ça fait du bien un petit coup de surprise mi-course ! Ça réveille et ça relance le moteur avec une petite injection d'adrénaline !


Attention au serpent !

Je ne sais pas si cela vous arrive aussi, mais quand je croise un serpent sur le sentier, ensuite les yeux ont tendance à deviner des serpents partout ! Les branches par terre, les racines, les cartouches de chasseurs, ils se transforment tous en serpent ! Non, ça ne vous arrive pas ? C'est juste moi alors !


Et maintenant, des serpents partout !

C'est drôle les jeux que le cerveau nous fait parfois. Je n'ai jamais halluciné en course, comme racontent certains ultra-traileurs, mais imaginer et inventer des formes dans les bois ou sur les roches, pourquoi pas ? C'est ça qui est bien aussi dans le trail, la libération totale de l'esprit ! On profite du calme, de la paix, d'un monde plus sauvage et libéré des contraintes, des menaces et des dangers du quotidien... Jusqu'à ce qu'on tombe sur un chasseur et puis c'est goodbye la tranquillité et hello la menace ! Quand même, comment est-il possible qu'on laisse n'importe-qui acheter une arme pour se balader n'importe où pendant la moitié de l'année ? Ne sommes-nous pas un pays avec des principes et des valeurs ? Ne construisons-nous pas notre démocratie autour de la raison et du rationnel ? Un jour on regardera l'histoire et on se demandera comment c'était possible que l'on vende des fusils pour que l'on puisse tirer des petites balles de métal partout en Vaucluse. Aujourd'hui nous ne comprenons pas comment l'esclavage était légal à une époque, et plus tard le vote des femmes, le mariage pour tous, etc. C'est pareil ; l'humanité avance, mais parfois cela semble lent quand même ! Heureusement que nous évoluons et que généralement la logique s'impose. Les lois de notre société sont là pour contrôler et pour interdire les gênes et les menaces, dans le but d'améliorer la qualité de vie pour la majorité. Il est temps que nous changions de politique vis-à-vis des armes, et de la chasse. Que ce soit aux US ou en France. Mais ne soyons pas trop lents sur ce coup-ci, il y en a qui ont hâte de profiter pleinement de notre nature, à pied, à vélo, seul, en famille, les weekends ! Partageons, profitons et protégeons.

Bon trail !

#baladessansballes


Résultats - top 20

Le parcours sur relive



Saturday, 9 September 2017

UTMB 2017

It’s quite a long way around quite a big mountain…


IN IT TO FINISH

The 2017 utmb: time to give the hundred-mile distance another crack then! But this year – just make damn sure that you make it all the way around and back to that finish line in Chamonix!

I've had an unexceptional racing season in 2017 and my running form's been mediocre right through the summer. That top racing gear's been missing. With that in mind, the hilly hundred miles of the utmb would be no place to do anything silly! Well, doing the utmb is obviously totally silly, but what I mean is that I was not in sufficiently good shape to leg it off and play cat and mouse at the front of the field. The game plan was caution, caution, caution: get to Champex, carry on running, and just keep moving until that finish line comes into view! Oh, and enjoy it along the way...


In 2016 it all ended in Champex.
Preferably not to be repeated this year...



UTMB HYPE

So, the start line was a pretty calm, low-key affair. NOT! As Ludo Collet made the Kiwi haka look like a primary school nursery rhyme I soaked up and enjoyed the atmosphere. I’d been ambushed and pulled forward to carry a gps spot-tracker, and hence found myself on the front line of runners, which was good. François stood calm and collected by my side, whilst on my right Kilian was playing computer games on his iphone, and Walmsey could be spotted further over to the left, warming up for his 100 x 1-mile reps session. I could have been imagining it, but I thought I also spotted a mouse chewing up Laney’s cap and vest.

the utmb startline ambiance!!!

STEADY START

So off we went. I’d made it clear beforehand that I’d be cruising down the road and there would be no silly 6-minute mile-ing shenanigans. Oops, that didn’t happen. It’s just incredible how easy 15kph feels when you’re caught up in a mass of hundreds of runners and the side of the path is lined with an infinite succession of small and large pink hands sticking out, eager for high-fives.


cruise, cruise, cruise...



INTO THE NIGHT

Chamonix, Saint Gervais, Contamines, .. then things start to finally quieten down. The trail becomes a more peaceful place. Up the hill we went, last year into a starry cloudless night, this year into a sleety visionless gloom!

glad we're not orienteering...

I changed my jacket, put on a fresh T-shirt and prepared myself for an atmospheric night on the mountain. It couldn’t be any worse than a mountain marathon in NW Scotland – at least I wouldn’t have to pitch a tent at the end of the day!

headcase race


MIDNIGHT FEASTS

The night running doesn’t feel too long in the end. It passes quickly, so long as you’re kept occupied! I spent most of the night running and often talking with fellow Brit Damian Hall. He went on to have a storming run (finishing 12th). As well as keeping occupied, there’s no better way to get through the night than to stop for a 3am risotto in Courmayeur. Try it sometime! Thanks crew – it’s certainly nuts to run right through a Friday night, but perhaps even crazier, at least more selfless, to assist someone in doing so. Merci Carole, Chris et Steph!!! And while I’m on that subject, thanks also to those who supported me out there, right through the day and the night: the “Allez Lagnes”, “Go GB”, “Jump Vaucluse”,.. etc. were all highly appreciated and contributed significantly to spurring me all the way to that finish line.


3am risotto


bon app' !


OUCH

There’s quite a lot of time to reflect while you’re out running ultras. And I worked it out! - Yes, I finally determined THE SECRET to succeeding at ultra running. It came to me in the latter 40km or so. So here it is: What you must do is learn to run, well at least learn to keep moving forward in some form or other, whilst your legs are in excruciating pain. Yep, that’s it. Simple! Now you know this secret, it’s easy, right? Try it! The only slight problem and the caveat I’d attach is the following: the pain can be quite intense!!!

pain is relative, and usually temporary

So yes, my legs hurt towards the end. Those last three medium-sized (800m) hills were no molehills. But at the end of the day they’re only three medium-sized hills aren't they? It’s just a question of keeping moving and you’ll get over them, in the end. Mind over matter. Or “mind over cooked legs”.

any excuse to walk



BACK TO TOWN

Whooppee, I’d got round!!

no high-jump PR today

My finishing position (16th) wasn’t the sporting achievement of my lifetime, but that wasn’t of too much importance. I’d been in it to get around this year. It had been hard and it had taken two attempts, but I’d finally made it. Now that box is ticked, next time I come back I can try legging it off with the American track athletes, or not!

top 30

That said, “next time” won’t be any time too soon. I definitely enjoyed the whole experience, it was painful at times but generally fun, but right now I’m kind of thinking I’ll stick to some shorter stuff for the next year or two…



cheers!

no beer has ever gone to my head as fast as this one...

my utmb story in video:

Monday, 7 August 2017

Val d'Allos : Enduro + Trail

C'est parti pour un weekend à Allos : à la montagne, à la fraîche ! Ça tombe bien car il a fait un peu trop chaud en bas ces dernières semaines ...

Une fois au village d'Allos, je poursuis les traces #blackandyellow pour m’emmener à la vieille ferme où loge le team Scott France. Facile à repérer, même la vache est en supertracRC ...



Les courses démarrent le samedi après-midi, avec l'Enduro Allos. Nous organisons aussi un Enduro à Lagnes, donc évidemment je suis fan de ce format de trail :-) mais j'avais envie de tester le truc en tant que participant. Aïe - ça fait mal aux poumons !


Postulat confirmé : j'apprécie beaucoup le format de course ! Des balades à l'allure cool entre les tronçons, des vraies poses aux ravitaillements, des échanges avec les autres coureurs, profiter vraiment et plus longuement des paysages. Par contre, sur les cinq segments (long de 700m à 1,8km) je soufflais fort à essayer de poursuivre Arnaud et Adrien ! Les guêpes volaient !


Dimanche matin J2, et c'est parti pour un trail "normal", pas de segments cette fois-ci, donc une allure plus détendue, mais sur distance beaucoup plus longue par contre.


Le sentier monte, le soleil se lève. On court ensemble dans un groupe de 5 ou 6 coureurs pendant une vingtaine de kilomètres. Je ne me sens pas bien du tout : fatigué, vide, jambes lourdes. Ma cuisse droite me gène beaucoup. Mais je poursuis quand même, parfois ça passe ..


La deuxième montée est assez longue et plutôt raide, elle nous sort de la Foux d'Allos pour nous emmener tout en haut sur la partie la plus sauvage du parcours. C'est bien sympa. Rémi sort ses bâtons pour nous montrer comment faire. Il ne faut jamais être derrière quelqu'un avec des bâtons. C'est la règle no.1 du coureur sans bâtons. La règle no.1 du coureur avec bâtons c'est d'être toujours devant les coureurs sans bâtons. Les marmottes s'en moquent.


Au cours de cette ascension mes jambes commencent à se réveiller. Une fois en haut j’accélère légèrement sur la partie la plus technique (et sympa) du parcours. Je distance les autres et je fais la deuxième moitié du parcours seul. Comme sur l'Enduro la veille, on refait un podium 100% #blackandyellow.




Flat is relative.



Voilà le top 20 du trail 44km.





Thursday, 3 August 2017

RunLagnes

RunLagnes : pourquoi organiser une course ?!

Pourquoi pas !

Avec notre petite famille, nous avons déménagé à Lagnes au printemps 2012. Je me souviens du jour du déménagement, car c’était la veille de la Sainte Victoire et j’avais trouvé que ce n’était pas une super bonne idée de transporter des meubles et des cartons la veille d’une course de 59km ! Bref, Lagnes, on l’avait choisi car le village était à mi-chemin entre Apt et Avignon (nos travails respectifs à Carole et moi à l’époque), le village avait l’air d’être plutôt sympa, et en étudiant l’IGN 25k j’avais eu l’impression que le coin était très prometteur en termes de sentiers !


Très vite je me suis rendu compte que l’IGN ne mentait pas, Lagnes était simplement un paradis pour le trail ! Un véritable labyrinthe de chemins et de sentiers, avec du plat, de la pente, des paysages magnifiques et une météo presque toujours parfaite pour lacer ses chaussures.


Depuis l’âge de 12 ans, j’en ai fait des courses ! En commençant par des bains de boue de cross-country dans le nord d’Angleterre, je suis passé par un peu de piste, un peu de montagne, du fell, un peu de route, du sky, et depuis mon arrivée en France en 2011 ; du trail, et plus récemment encore, un peu d’ultra… Mais quelque soit le format de course, finalement qu’est-ce qu’on cherche en participant à ces événements de course à pied ? Je pense que je réponds pour la majorité de coureurs quand je dis que je fais ça simplement pour le plaisir. Donc quand je cours je cherche à m’amuser au maximum ! Pour se faire plaisir dans un événement de trail, en ce qui me concerne, il faut i) un bon parcours, ii) une belle compétition, iii) une bonne ambiance et iv) un bon « après trail » ! Et c’est exactement ce que nous visons aujourd’hui pour RunLagnes !


Les deux parcours que l'on propose se déroulent sur mes sentiers préférés, sur les collines au-dessus du village. Certes ça peut faire mal aux jambes, un peu, mais pour les yeux c’est que du bonheur ! - on va dire que c’est du « tourisme actif » !


Une fois la ligne d’arrivée franchie, en arrivant dans le théâtre du Pieï, on retrouve ce dont je rêve après chacun de mes efforts : une pizza, une bière et une glace !


Le trail long fait 31km, une distance d’une sortie de dimanche on va dire :-) Par contre le 13km se déroule en format Enduro, un concept moins connu en trail. Faire du fractionné n’est pas toujours très motivant comme séance d’entrainement ; des allers-retours ou des boucles de pistes ne m’ont jamais trop inspirés, - mais il faut reconnaitre que c’est quand même très bénéfique de courir vite quelques fois par semaine ! D’où le fartlek (jeu de vitesse), une sortie de course-à-pied ou on intègre du rapide dans une séance qui est majoritairement relax pour le reste. C’est une méthode que j’ai pratiqué sur les collines avec mon père et mon frère dans ma jeunesse.


L’EnduroLagnes fait donc 13km, mais seulement 5km sont chronométrés, sur quatre portions entre 500m et 1800m de long. Les segments Enduro sont à faire “aussi vite que possible”, mais entre les segments c’est plutôt repos, ravitaillement, échanges, découverte du paysage.



C’est de l’investissement d’organiser un trail ! C’est bien fatiguant mais ça vaut le coup ! Merci à mes amis organisateurs et à Carole avec l’aide desquels RunLagnes ne serait simplement pas possible. À Elliot et Léonie qui m’ont vu un peu moins souvent les quelques semaines avant la course… ;-) !! Un grand merci à tous les bénévoles qui ont donné beaucoup de leur temps, au soutien de la Mairie de Lagnes et à tous les sponsors. What a team !

(têtes, et surtout cheveux, pas toujours très représentatifs, sorry !)

Et merci aussi à ma famille qui est venue en nombre pour vivre l’expérience RunLagnes !


Rdv en 2018 pour la troisième édition !

www.runlagnes.com