Sunday, 8 October 2017

Traillades 2017


(les anglophones auront toujours un peu de mal avec le mot trail !...)

infos sur la course ici : www.lestraillades.fr

résultats 2017 ici : www.nikrome.com/pdf/traillades17.pdf

Wednesday, 4 October 2017

Trail de Saint Didier

Le Trail de Saint Didier, 29km 900m D+

De retour pour ma troisième* participation à cette belle course Vauclusienne ! Oui, je l'aime - le Trail de Saint Didier ! Pour son parcours, pour son organisation et parce que c'est un des trails les plus proches de chez moi. Sans parler des quelques bouteilles de rouge et de miel que l'on peut gagner si ça se passe bien :-)
*après 2014 et 2016
Le départ du village

Peu après avoir quitté Saint Didier le parcours monte sur le village du Beaucet, où on profite pour faire un tour de son château. J'accorde une attention particulière car c'est ici que Trail Vaucluse organisera sa prochaine course - L'Enduro Holy Calades du Beaucet le 18 février prochain (n'hésitez pas si vous avez des suggestions pour le nom du trail d'ailleurs !).


Le Beaucet - en vrai c'est plus beau que mon croquis !

On quitte le château sur son pont-levis, on traverse quelques calades pour ensuite poursuivre sur les sentiers du Massif Vauclusien. Single-track time ! C'est roulant mais en même temps il n'y a jamais beaucoup de repos. C'est un enchaînement de petites montées sèches, de virages et de relances. Les jambes vont bien (4 semaines de repos ont évidement fait un grand bien) et je profite de ma fraîcheur pour avancer à une bonne allure. C'est un tel plaisir d'avancer vite quand on se sent bien, léger, puissant : quand les jambes tournent sans que ça fasse mal, quand on peut appuyer sur l’accélérateur et voir dérouler le paysage comme si on était un peu détaché du sol. C'est un état physique qui n'est pas présent tous les jours, parfois son arrivée peut sembler aléatoire ou inattendue pour le coureur (y a des "bon jours" et des "moins bons"), mais plus que souvent c'est le résultat d'un bon entrainement, et d'un bon repos ! Donc j'étais dans ma zone de trail-tranquillité quand tout d'un coup mon pied gauche atterrit à quelques millimètres de la tête d'une petite vipère. BAH ! WOU ! Mais comme quand on tombe par terre en course (pas très souvent non plus !), je trouve que ça fait du bien un petit coup de surprise mi-course ! Ça réveille et ça relance le moteur avec une petite injection d'adrénaline !


Attention au serpent !

Je ne sais pas si cela vous arrive aussi, mais quand je croise un serpent sur le sentier, ensuite les yeux ont tendance à deviner des serpents partout ! Les branches par terre, les racines, les cartouches de chasseurs, ils se transforment tous en serpent ! Non, ça ne vous arrive pas ? C'est juste moi alors !


Et maintenant, des serpents partout !

C'est drôle les jeux que le cerveau nous fait parfois. Je n'ai jamais halluciné en course, comme racontent certains ultra-traileurs, mais imaginer et inventer des formes dans les bois ou sur les roches, pourquoi pas ? C'est ça qui est bien aussi dans le trail, la libération totale de l'esprit ! On profite du calme, de la paix, d'un monde plus sauvage et libéré des contraintes, des menaces et des dangers du quotidien... Jusqu'à ce qu'on tombe sur un chasseur et puis c'est goodbye la tranquillité et hello la menace ! Quand même, comment est-il possible qu'on laisse n'importe-qui acheter une arme pour se balader n'importe où pendant la moitié de l'année ? Ne sommes-nous pas un pays avec des principes et des valeurs ? Ne construisons-nous pas notre démocratie autour de la raison et du rationnel ? Un jour on regardera l'histoire et on se demandera comment c'était possible que l'on vende des fusils pour que l'on puisse tirer des petites balles de métal partout en Vaucluse. Aujourd'hui nous ne comprenons pas comment l'esclavage était légal à une époque, et plus tard le vote des femmes, le mariage pour tous, etc. C'est pareil ; l'humanité avance, mais parfois cela semble lent quand même ! Heureusement que nous évoluons et que généralement la logique s'impose. Les lois de notre société sont là pour contrôler et pour interdire les gênes et les menaces, dans le but d'améliorer la qualité de vie pour la majorité. Il est temps que nous changions de politique vis-à-vis des armes, et de la chasse. Que ce soit aux US ou en France. Mais ne soyons pas trop lents sur ce coup-ci, il y en a qui ont hâte de profiter pleinement de notre nature, à pied, à vélo, seul, en famille, les weekends ! Partageons, profitons et protégeons.

Bon trail !

#baladessansballes


Résultats - top 20

Le parcours sur relive
video



Saturday, 9 September 2017

UTMB 2017

It’s quite a long way around quite a big mountain…


IN IT TO FINISH

The 2017 utmb: time to give the hundred-mile distance another crack then! But this year – just make damn sure that you make it all the way around and back to that finish line in Chamonix!

I've had an unexceptional racing season in 2017 and my running form's been mediocre right through the summer. That top racing gear's been missing. With that in mind, the hilly hundred miles of the utmb would be no place to do anything silly! Well, doing the utmb is obviously totally silly, but what I mean is that I was not in sufficiently good shape to leg it off and play cat and mouse at the front of the field. The game plan was caution, caution, caution: get to Champex, carry on running, and just keep moving until that finish line comes into view! Oh, and enjoy it along the way...


In 2016 it all ended in Champex.
Preferably not to be repeated this year...



UTMB HYPE

So, the start line was a pretty calm, low-key affair. NOT! As Ludo Collet made the Kiwi haka look like a primary school nursery rhyme I soaked up and enjoyed the atmosphere. I’d been ambushed and pulled forward to carry a gps spot-tracker, and hence found myself on the front line of runners, which was good. François stood calm and collected by my side, whilst on my right Kilian was playing computer games on his iphone, and Walmsey could be spotted further over to the left, warming up for his 100 x 1-mile reps session. I could have been imagining it, but I thought I also spotted a mouse chewing up Laney’s cap and vest.

the utmb startline ambiance!!!

STEADY START

So off we went. I’d made it clear beforehand that I’d be cruising down the road and there would be no silly 6-minute mile-ing shenanigans. Oops, that didn’t happen. It’s just incredible how easy 15kph feels when you’re caught up in a mass of hundreds of runners and the side of the path is lined with an infinite succession of small and large pink hands sticking out, eager for high-fives.


cruise, cruise, cruise...



INTO THE NIGHT

Chamonix, Saint Gervais, Contamines, .. then things start to finally quieten down. The trail becomes a more peaceful place. Up the hill we went, last year into a starry cloudless night, this year into a sleety visionless gloom!

glad we're not orienteering...

I changed my jacket, put on a fresh T-shirt and prepared myself for an atmospheric night on the mountain. It couldn’t be any worse than a mountain marathon in NW Scotland – at least I wouldn’t have to pitch a tent at the end of the day!

headcase race


MIDNIGHT FEASTS

The night running doesn’t feel too long in the end. It passes quickly, so long as you’re kept occupied! I spent most of the night running and often talking with fellow Brit Damian Hall. He went on to have a storming run (finishing 12th). As well as keeping occupied, there’s no better way to get through the night than to stop for a 3am risotto in Courmayeur. Try it sometime! Thanks crew – it’s certainly nuts to run right through a Friday night, but perhaps even crazier, at least more selfless, to assist someone in doing so. Merci Carole, Chris et Steph!!! And while I’m on that subject, thanks also to those who supported me out there, right through the day and the night: the “Allez Lagnes”, “Go GB”, “Jump Vaucluse”,.. etc. were all highly appreciated and contributed significantly to spurring me all the way to that finish line.


3am risotto


bon app' !


OUCH

There’s quite a lot of time to reflect while you’re out running ultras. And I worked it out! - Yes, I finally determined THE SECRET to succeeding at ultra running. It came to me in the latter 40km or so. So here it is: What you must do is learn to run, well at least learn to keep moving forward in some form or other, whilst your legs are in excruciating pain. Yep, that’s it. Simple! Now you know this secret, it’s easy, right? Try it! The only slight problem and the caveat I’d attach is the following: the pain can be quite intense!!!

pain is relative, and usually temporary

So yes, my legs hurt towards the end. Those last three medium-sized (800m) hills were no molehills. But at the end of the day they’re only three medium-sized hills aren't they? It’s just a question of keeping moving and you’ll get over them, in the end. Mind over matter. Or “mind over cooked legs”.

any excuse to walk



BACK TO TOWN

Whooppee, I’d got round!!

no high-jump PR today

My finishing position (16th) wasn’t the sporting achievement of my lifetime, but that wasn’t of too much importance. I’d been in it to get around this year. It had been hard and it had taken two attempts, but I’d finally made it. Now that box is ticked, next time I come back I can try legging it off with the American track athletes, or not!

top 30

That said, “next time” won’t be any time too soon. I definitely enjoyed the whole experience, it was painful at times but generally fun, but right now I’m kind of thinking I’ll stick to some shorter stuff for the next year or two…



cheers!

no beer has ever gone to my head as fast as this one...

my utmb story in video:

Monday, 7 August 2017

Val d'Allos : Enduro + Trail

C'est parti pour un weekend à Allos : à la montagne, à la fraîche ! Ça tombe bien car il a fait un peu trop chaud en bas ces dernières semaines ...

Une fois au village d'Allos, je poursuis les traces #blackandyellow pour m’emmener à la vieille ferme où loge le team Scott France. Facile à repérer, même la vache est en supertracRC ...



Les courses démarrent le samedi après-midi, avec l'Enduro Allos. Nous organisons aussi un Enduro à Lagnes, donc évidemment je suis fan de ce format de trail :-) mais j'avais envie de tester le truc en tant que participant. Aïe - ça fait mal aux poumons !


Postulat confirmé : j'apprécie beaucoup le format de course ! Des balades à l'allure cool entre les tronçons, des vraies poses aux ravitaillements, des échanges avec les autres coureurs, profiter vraiment et plus longuement des paysages. Par contre, sur les cinq segments (long de 700m à 1,8km) je soufflais fort à essayer de poursuivre Arnaud et Adrien ! Les guêpes volaient !


Dimanche matin J2, et c'est parti pour un trail "normal", pas de segments cette fois-ci, donc une allure plus détendue, mais sur distance beaucoup plus longue par contre.


Le sentier monte, le soleil se lève. On court ensemble dans un groupe de 5 ou 6 coureurs pendant une vingtaine de kilomètres. Je ne me sens pas bien du tout : fatigué, vide, jambes lourdes. Ma cuisse droite me gène beaucoup. Mais je poursuis quand même, parfois ça passe ..


La deuxième montée est assez longue et plutôt raide, elle nous sort de la Foux d'Allos pour nous emmener tout en haut sur la partie la plus sauvage du parcours. C'est bien sympa. Rémi sort ses bâtons pour nous montrer comment faire. Il ne faut jamais être derrière quelqu'un avec des bâtons. C'est la règle no.1 du coureur sans bâtons. La règle no.1 du coureur avec bâtons c'est d'être toujours devant les coureurs sans bâtons. Les marmottes s'en moquent.


Au cours de cette ascension mes jambes commencent à se réveiller. Une fois en haut j’accélère légèrement sur la partie la plus technique (et sympa) du parcours. Je distance les autres et je fais la deuxième moitié du parcours seul. Comme sur l'Enduro la veille, on refait un podium 100% #blackandyellow.




Flat is relative.



Voilà le top 20 du trail 44km.





Thursday, 3 August 2017

RunLagnes

RunLagnes : pourquoi organiser une course ?!

Pourquoi pas !

Avec notre petite famille, nous avons déménagé à Lagnes au printemps 2012. Je me souviens du jour du déménagement, car c’était la veille de la Sainte Victoire et j’avais trouvé que ce n’était pas une super bonne idée de transporter des meubles et des cartons la veille d’une course de 59km ! Bref, Lagnes, on l’avait choisi car le village était à mi-chemin entre Apt et Avignon (nos travails respectifs à Carole et moi à l’époque), le village avait l’air d’être plutôt sympa, et en étudiant l’IGN 25k j’avais eu l’impression que le coin était très prometteur en termes de sentiers !


Très vite je me suis rendu compte que l’IGN ne mentait pas, Lagnes était simplement un paradis pour le trail ! Un véritable labyrinthe de chemins et de sentiers, avec du plat, de la pente, des paysages magnifiques et une météo presque toujours parfaite pour lacer ses chaussures.


Depuis l’âge de 12 ans, j’en ai fait des courses ! En commençant par des bains de boue de cross-country dans le nord d’Angleterre, je suis passé par un peu de piste, un peu de montagne, du fell, un peu de route, du sky, et depuis mon arrivée en France en 2011 ; du trail, et plus récemment encore, un peu d’ultra… Mais quelque soit le format de course, finalement qu’est-ce qu’on cherche en participant à ces événements de course à pied ? Je pense que je réponds pour la majorité de coureurs quand je dis que je fais ça simplement pour le plaisir. Donc quand je cours je cherche à m’amuser au maximum ! Pour se faire plaisir dans un événement de trail, en ce qui me concerne, il faut i) un bon parcours, ii) une belle compétition, iii) une bonne ambiance et iv) un bon « après trail » ! Et c’est exactement ce que nous visons aujourd’hui pour RunLagnes !


Les deux parcours que l'on propose se déroulent sur mes sentiers préférés, sur les collines au-dessus du village. Certes ça peut faire mal aux jambes, un peu, mais pour les yeux c’est que du bonheur ! - on va dire que c’est du « tourisme actif » !


Une fois la ligne d’arrivée franchie, en arrivant dans le théâtre du Pieï, on retrouve ce dont je rêve après chacun de mes efforts : une pizza, une bière et une glace !


Le trail long fait 31km, une distance d’une sortie de dimanche on va dire :-) Par contre le 13km se déroule en format Enduro, un concept moins connu en trail. Faire du fractionné n’est pas toujours très motivant comme séance d’entrainement ; des allers-retours ou des boucles de pistes ne m’ont jamais trop inspirés, - mais il faut reconnaitre que c’est quand même très bénéfique de courir vite quelques fois par semaine ! D’où le fartlek (jeu de vitesse), une sortie de course-à-pied ou on intègre du rapide dans une séance qui est majoritairement relax pour le reste. C’est une méthode que j’ai pratiqué sur les collines avec mon père et mon frère dans ma jeunesse.


L’EnduroLagnes fait donc 13km, mais seulement 5km sont chronométrés, sur quatre portions entre 500m et 1800m de long. Les segments Enduro sont à faire “aussi vite que possible”, mais entre les segments c’est plutôt repos, ravitaillement, échanges, découverte du paysage.



C’est de l’investissement d’organiser un trail ! C’est bien fatiguant mais ça vaut le coup ! Merci à mes amis organisateurs et à Carole avec l’aide desquels RunLagnes ne serait simplement pas possible. À Elliot et Léonie qui m’ont vu un peu moins souvent les quelques semaines avant la course… ;-) !! Un grand merci à tous les bénévoles qui ont donné beaucoup de leur temps, au soutien de la Mairie de Lagnes et à tous les sponsors. What a team !

(têtes, et surtout cheveux, pas toujours très représentatifs, sorry !)

Et merci aussi à ma famille qui est venue en nombre pour vivre l’expérience RunLagnes !


Rdv en 2018 pour la troisième édition !

www.runlagnes.com


Saturday, 15 July 2017

A Bob Graham Round

Spot the difference!
Moot Hall, Sunday 28th May 2017, 5am. This ain't no desert!
After MdS in April, there was no doubt that it was time for something different! The challenge and the experience of a week in the Moroccan sands was interesting, but I quite quickly concluded that it wasn’t really my sort of thing!
Having spent the following month mainly eating (ref : MdS), we headed up to the UK to visit family – the perfect opportunity therefore to shoe-up for a run round the Bob Graham Round. Not far from where I spent my first 18 years on this planet, and where my parents are still based today (when they’re not living out of their panniers), the BGR is a 66 mile circuit of 42 hills in the Lake District, founded by an energetic chap whose name the loop goes by. The challenge is to get round and over the 27000 feet of climbing in under 24 hours – over two thousand people have now done so and thus been granted membership of the Bob Graham Club. The speed records belong to Billy Bland: 13 hours 53 minutes, set when I was one year old (1982) and more recently (2016) Jasmin Paris: 15 hour 24 minutes. These times are both quite incredible! I expect Jasmin’s women’s record will probably stand for some time, and Billy’s has already stood for 35 years. That said, I don't believe Billy’s time to be completely unbeatable, it will just require a very very fit runner, with very very good route knowledge (or perfect guides) and very very good weather conditions. It was never on the cards for my May 2017 attempt. I'm nowhere near fit enough and have virtually no route knowledge, those being the first two obvious stumbling blocks.
As we already know, fell runners are a very friendly and helpful lot, and any excuse for a day on the hill is usually a good one. As such I found myself with a solid support crew for my day in the Lakes. Kim (Collinson) ran leg one with me, - on the basis that he’d be back home before breakfast and have time for a shower before work, Phil (Winskill) led me over the following twelve fells to Dunmail, Andy (Berry) guided me through the longest leg covering the fifteen summits into Wasdale, Bill (Williamson) aka the ultimate leg 4 guide made sure I didn’t loose an inch of indirect footing between Wasdale and Honister, where I met Steve (Birkinshaw) to sprint out the final three fells and the flat section into Keswick. Once again - a massive thanks to all five of you!
At each of the checkpoints I had the joy of being met by the ever lively and most motivating family support crew any BGRer can hope for!
The start of my Sunday round was wet and pretty horrible. Luckily Kim knew where he was going, so the map could stay tucked away and I just had to follow him up Skiddaw and through the heather to Blencathra. About mid-way through leg 3 the sky cleared up and the day turned into a good one. Energy-wise I was not mega fresh from the start, so rather than race it, I was mainly out to enjoy the Cumbrian scenery and the atmosphere of a BGR attempt. When Steve and I realised that no one had ever run a 16-hour BGR (either under 16 or over 17 hour completions only, apparently) we put the burners on, so as to not be the first to enter the 16-hour BGR club! Paced back into Keswick by my mum, son and then daughter for the final kilometers, I touched the wall of Moot hall 15 hours 58 minutes 49 seconds after leaving that  same building at 5am in the morning. It had been a good day out!
But now Fish and Chips were on my mind, as was a pint. Now you don’t get that at the end of a stage race in the desert do you!
I've since ditched the idea, but immediately after my BGR run I had been throwing the idea around of having another run round, later in the summer, and trying to go a lot faster. There’s definitely a fair margin for improvement there, at least 45 minutes of navigational optimisation and probably an hour of better fitness. Hence I don’t think the record’s totally unbeatable. If Kilian gets the route right and is lucky with the conditions he’ll probably surprise a few people with his time. But then there are the questions of “trail technology”. A few people say that if a "European" (and this column isn't for Brexshit chit chat) rocks up and runs round with poles then that’s not on and it's just not fair – Billy wouldn’t have had poles! I’m no grand fan of running with walking sticks (check this out if you don’t believe me : top tips for running with poles), but as a sport running is evolving and there’s little doubt that poles make you go faster up steep hills and over long distances. I don’t think it’s cheating, it's just annoying for anyone around you! And on that note the BGR is different to a race - you're not surrounded by loads of other runners whose eyes are subject to a poking if they're too close on the heels of a pole-ish runner. When it comes to fell running, in my mind there’s even more of a debate over watch technology. It’s now very easy to upload a gps line and follow that on your watch and/or phone. And if you don’t know where you’re going in the first place, having an arrow to follow will certainly make you go faster. Supporting a digital directional pointer on your wrist is not really in the ethics of fell running, where map and compass have historically been key fell tools, along with shorts and studs. Or a shed load of recces, if you really don't like the map. But what can you do about watch technology and satellites? You can’t make gps watches illegal on a fastest-known-time route can you? Well you can’t uphold such a rule in any case. Personally I didn’t use either poles or a gps line on my run, but I was out for a laugh and not a record. I have to say that if I was going out-and-out for the fastest time I’m capable of, I’d consider using both. Along with some springs in my shoes and a van driving 3 feet in front of me to take the wind off my face ;-)
Maybe next year for another run round then?