Sunday, 8 July 2018

Pierra Menta ÉTÉ 2018

Wow ! Quel parcours cette Pierra Menta d’Été !

Après le Monte Rosa il y a deux semaines, il semble que c'est bien parti pour enchaîner des jolies courses cet été !


La verticalité de la chose était évidente sur le papier, et cela a vraiment été confirmé au race briefing la veille de chaque étape. 30km, ca va vraiment nous prendre 4 heures ?



Et oui, c'est possible. Avec des pentes comme ça ! :


Et qui continuent comme ça : 


La Pierra Menta se court en équipes de deux. Ce qui rend le concept encore plus convivial. C'est toujours sympa d'avoir quelqu'un avec qui on peut partager la vue depuis le haut d'une grosse crête bien pointue ! Pour ma part, ces belles vues sur les trois jours de up & down ont été partagées avec Martin Gaffuri.


Je me remets tout juste à la course à pied, après quelques mois galères de blessures (opération pour une pubalgie en février), donc l'idée était de vraiment profiter de ce "petit séjour" en montagne, et de faire un bon gros bloc "d'entrainement en pente". Marcher sur des pentes aussi raides, j'en ai rarement l'occasion. Martin, qui vise aussi les sky races de cet été, était en bonne forme, et en serrant les dents sur la fin, on termine 4ème au classement général. C'est vraiment pas mal, car le niveau est assez élevé.


Après les crêtes et les cordes, c'était souvent plus roulant. Mais tout est relatif, n'est-ce pas ?!



Check out the view. Awesome !!


J'ai vraiment bien aimé cette course, l'organisation et le parcours. Et passer trois jours à Arèches-Beaufort avec 300 personnes qui apprécient aussi la vraie bonne montagne, c'est quand même sympa :-) J'ai déjà envie de revenir la refaire celle là !



Voici les top 5 de chaque catégorie :


Photos : F Oddoux / Test4outside


Tuesday, 26 June 2018

Monte Rosa Sky Marathon

The high point of the race, 4554m:
Margherita hut, Punta Gnifetti



It was a struggle to hobble much more than a few miles on the flat when I confirmed to Tom that we would be “all good” for the Monte Rosa Sky Marathon. That was ten days before the event, I was half injured, rather unfit and with next to no running, let alone climbing in the quads. But this race was just too good an opportunity to miss!! I’d have to have broken a leg not to make the start line of this! That said, one runner in the field still shows a fracture line in his fibia and he was on the start line too. But that’s a different story, and he's an entirely different animal ;-)

Welcome to the fancy dress party
I mean the start-line

So just before 6am on Saturday morning, Tom and I made our way to the church square of Alagna Valsesi to join the colourful crowd of people, all excited and ready to run up, up, up, and into the sky! In case we didn’t know it already, upon reaching the start zone it was immediately obvious that this was something a bit out of the ordinary, a touch different from your average trail race! People were walking about the village with skis on their shoulders, the runners were dressed in a mix of skimo gear and ninja suits. There was a silent but blatantly obvious competition for the most extravagant or fluorescent lycra pants! We almost felt a little out of place with “just” our normal running gear, topped up with the obligatory bits of climbing kit and “the dreaded” poles!

Run while you can!
Soon you'll be on your knees!!

So the race was launched and up the hill we ran! For quite a long time! Well I say ran, - to tell you the truth it was more of a walk, a scramble, a slosh and a slide!

Views from the slopes of Monte Rosa

Quickly out of the forest and above the tree line, the views became increasingly awesome! My legs were weak and my lungs were small (no training, no surprises!) so after twenty minutes we (I) had to let the leading pair of runners go ahead alone. It was always going to be a long shot to pull out the sort of competitive performance like Tom and I would have liked. But it didn’t matter, not a bit. We were here for the pure enjoyment, to soak up the thrill of participating in something rare - a race straight up and down one of Europe’s highest peaks. And it was just stunning. And all that stunningness well overshadowed any leg pain or frustration of not being in great physical shape. What also eased the problems associated with a distinct lack of training was the short piece of elastic cord clipped onto the front of my harness and to the rear of Tom’s - yep, he pulled me half the way up the hill!

One of the race's more runnable sections

One of the race's less runnable sections

As viewed from the chopper

The race tops out at the Margherita hut, perched on the Italian-Swiss border on the summit of Punta Gnifetti, a sub-peak of Monte Rosa. It’s the highest refuge in Europe, not that we had much time to check it out! A quick cup of warm tea and a rhubarb and custard gel and it was time to run back down! - well that was going to make a change from the walking and crawling we’d been doing so far at least!

The last climb, where the air is thin,
and the running style somewhat lacking!

Poles safely stashed away and downwards we hurled ourselves! Oh how joyous to run with hands free from the grips of the sticks!! And we’d need free hands too, to clip in and out of the various bits of safety rope and to slow ourselves down on the sections where it was safe and efficient to ssssssliiiiide.

A quick peak at the view,
before crashing back down the slopes!

It had been a long way up, and now it was a long way down too, but it passed by relatively quickly. And before too long we found ourselves back in the beautiful village of Valagne Valsesia, on the patio of a bar enjoying the obligatory pizza and beer recovery menu =) Italy not only has great mountains!

D+1m for the Calzone

So no regrets to kicking start my 2018 sky running season with this one. There’s no doubt it’s one of the best races I’ve ever taken part in. Hard to think which races compare really (els2900 would be one of them). It was obviously a bit of a shame to hold Tom back with my poor form, but you never know, maybe we’ll get a chance to come back here one day, and with the additional experience running in snow, we could try really smashing it up there!

Back in town, on the finish line with Tom

Thanks to Marino Giacometti, Lauri and all the organisers of this event. Thanks for bringing it back on the scene so many years after the original event, and for proposing what can only be described as a PROPER MOUNTAIN RACE!!!

Otro, a beautiful little village higher up the valley,
that we jogged through the following day

Results (Top 5 men / mixed) 
Franco Collé (ITA) William Boffelli (ITA) – 4h39’59” 
Alberto Comazzi (ITA) Cristian Minoggio (ITA) – 5h03’26” 
Kilian Jornet (ESP) Emelie Forsberg (SWE) – 5h03’56” 
Tom Owens (GBR) Andy Symonds (GBR) – 05h18’57” 
Vitaly Shkel (RUS) Shyngys Beikashev (KAZ) – 5h26’45” 

Website post event articile: HERE
Photos: Ian Corless

Monday, 30 April 2018

Old Stones

Reprise en compétition sur le Trail des Vieilles Pierres, à Oppède.

Une sortie matinale idéale pour fêter mon n+1,
et surtout avec les quelques jolies surprises retrouvées sur le parcours.
- Comme cette belle banderole (thanx Mike ;-)

- Et le "passage insolite" dans la carrière souterraine.
Rafraîchissant et mystérieux avec sa lumière et musique d'ambiance !!

C'est une course bien sauvage et plutôt costaude.

Avec ses 1400m de D+, tes cuisses aussi se transforment en pierre pour la dernière descente sur Oppède.

Après quelques mois de coupure, j'étais plus que content de gagner un bon morceau de rock. Mon fils en profite pour s'incruster sur le podium, et a l'air un peu trop heureux avec une bouteille de rosé dans les mains ?!

La saison 2018 démarre :-)

Next up, sky running...


Thursday, 11 January 2018

BALADES SANS BALLES


Ci-dessous je partage un interview que j'ai fait la semaine dernière pour u-trail.
La chasse a un fort impact sur le plaisir de courir en Vaucluse en hiver. Avec l'association Trail Vaucluse, j'essaie de porter la voix de ceux qui souhaiteraient se balader en nature sans compromis de sécurité.
Le plaisir d'aller dehors devrait être une possibilité pour tous.


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Bonjour Andy !

Tout d’abord bonne année 2018 Andy et merci de nous accorder cette interview. Avant de parler du sujet qui nous préoccupe, à savoir la cohabitation entre chasseurs et traileurs, alors que trop de non chasseurs paient le prix fort, nous voudrions revenir sur toi et ton parcours récent.

D’abord, côté santé, comment tu gères ta cuisse droite, est-ce tu te dis « get along with it » (fait avec) ? Beaucoup qui nous lisent courent avec une vieille blessure, une gêne, que leur dis-tu pour les soutenir moralement ?

Oui, c’est exactement ça, je fais avec. J’essaie de l’oublier, même si finalement c’est impossible d’ignorer sa présence. À chaque appui ma cuisse droite répond bizarrement. Il me manque un peu de puissance et de la stabilité sur cette jambe. Mais il n’y a aucun doute que je préfère courir avec une jambe bizarre que de ne plus du tout mettre mes baskets de running. Je souffrirais bien plus à ne plus courir, c’est sûr ! Parlant de blessures, aujourd’hui je suis beaucoup plus embêté par deux problèmes plus communs pour les coureurs à pied – une pubalgie et une aponévrose. Oui, c’est terrible à vivre les blessures pour un coureur, très frustrant parfois. Quoi dire ? – il faut se dire qu’un jour ça finira par partir et que ça ira mieux quand même. Se frustrer et déprimer ça ne va pas aider c’est certain ! Il faut trouver d’autres choses à faire pour s’occuper et pour s’aérer la tête !


Tu es un compétiteur mais tu cours avant tout pour le plaisir, est-ce que par rapport à un athlétisme affilié au système et faible face au dopage, le trail ce n’est pas finalement un sport plus authentique et un des derniers espaces de liberté qui nous reste ? c’est quoi pour toi la définition de « l’esprit trail » ?

Le trail est effectivement plus proche de la nature que beaucoup d’autres sports. Finalement il faut peu d’équipement et de gadgets – on chausse des jolies chaussures et puis on file dans la nature. On peut le faire seul ou avec du monde. On respire et on profite des environs. C’est ça l’esprit trail finalement, c’est passer du temps en nature, que ce soit sur des sentiers, aux abords des champs, en haut des montagnes, mais dans tous les cas c’est loin des routes et des lieux urbanisés, loin du monde ! Après, bien sûr que j’ai un côté compétitif, j’aime bien les courses et j’aime donner mon maximum pour essayer de bien me classer en compétition. Mais personnellement, je fais le trail plus pour le fun que pour la bagarre !


Sur l’édition 2017 de l’UTMB, la plus incroyable avec un plateau historique, tu termines 16e, en 22h36, avec un démarrage à 15km/h pendant les premiers kilomètres, et du point de vue de nous autres traileurs moyens, c’est déjà incroyable, vous, les élites, malgré les blessures, malgré la douleur, vous êtes des extra-terrestres, alors c’est quoi pour toi LE secret pour se dépasser soi-même ?

Ah, si seulement il y avait juste UN secret ! Pour moi boucler une course aussi longue et aussi dure que l’utmb c’est un cumul de plusieurs choses : D’abords il faut avoir réellement envie de la faire, envie d’en profiter et surtout il faut vraiment vouloir la finir ! Si on n’y croit pas complètement, il y a peu de chance qu’on arrive au bout à mon avis ! Ça s’est vu chez l’elite cette année – ils voulaient tous finir ! Après il faut bien sûr être en bonne forme physique et surtout être bien reposé avant le départ. Cette année j’étais parti comme si je partais pour une longue balade, que je voulais terminer et dont je voulais profiter. La tactique m’a mieux réussie que l’an dernier, où j’étais en meilleure forme physique, mais j’étais dans un esprit plus compétitif et moins frais au départ.




Venons-en au sujet pour lequel tu es en train devenir le porte-drapeau, tu es anglais et tu vis en France, en Angleterre, pourtant pays de tradition, la chasse est interdite le dimanche depuis 1831, ça n’est pas le fait de la commission européenne pour une fois, et quelque chose te révolte, nous sommes bien d’accord, c’est la sécurité des gens sur les sentiers en forêt, peux-tu nous expliquer ce que tu ressens lorsque tu cours en forêt alors qu’il y a des chasseurs dans le coin ?

Je ne me suis jamais préoccupé de la réglementation concernant la chasse en Angleterre ou en Ecosse, ni dans aucun autre pays où j’ai vécu ou voyagé dans ma vie, jusqu’à ce que j’arrive en France. Jamais en Angleterre je n’ai croisé des personnes armées lors de mes footings. La chasse existe certes, mais c’est plus encadré et moins omniprésent. En uk c’est connu comme un sport de riches qui passent une semaine à tirer sur des faisans dans des gros domaines en écosse, et ça se passe dans des zones très isolées et définies, donc peu de chance que du monde y passe en balade. Honnêtement ça m’a beaucoup choqué quand je suis arrivé ici et j’ai réalisé que l’on peut se balader où on veut, le fusil sur l’épaule. Et ici où j’habite, dans un petit village qui s’appelle Lagnes, en Vaucluse, en hiver dès qu’on sort de la maison on croise beaucoup de chasseurs. Quel que soit le jour de la semaine, on les croise le long des canaux, dans les forêts et partout sur le grand réseau de petits sentiers et des gros chemins qui traversent les collines vauclusiennes. La santé et la sécurité sont de plus en plus des sujets de société primordiaux aujourd’hui. Je travaille dans les énergies renouvelables et c’est un secteur où on se préoccupe beaucoup de la sécurité, même parfois un peu trop à mon avis. J’ai été dans des bureaux où on est obligé de tenir la rambarde de l’escalier, par exemple (et les weekends je fais du sky running !). Certes ça va un peu loin, mais c’est pour montrer à quel point on réfléchit de plus en plus à cette problématique de manière générale. Et à côté de ça, on partage les espaces naturels avec des personnes armées avec des fusils capables de tuer à plusieurs kilomètres. C’est quand même fou. Fréquemment on tire à côté de moi quand je cours. Et c’est souvent un chasseur stationné à 20-30m de moi, qui ne m’avait pas vu avant de tirer. Ils tirent souvent depuis les sentiers GR et à travers les chemins car ils attendent des sangliers qu’ils dirigent vers les pistes avec leurs chiens et les 4×4. J’ai été tenu en joue par un chasseur, ma mère aussi, au-dessus du village à 1km de ma maison. Tout ça je ne le trouve pas normal, pas sécurisant du tout et contre nature. Aller courir, faire du vtt ou se balader en famille en nature ne devrait pas être dangereux, à mon avis.




Tu fais plusieurs propositions, la première c’est de demander au préfet un jour sans chasse, la deuxième c’est de construire une plateforme de communication entre traileurs et chasseurs, l’une est contraignante, l’autre est co-constructive, comment penses-tu attirer les chasseurs sur cette plateforme, heureusement qu’il y a des chasseurs qui sont traileurs et vice-versa ?

Je ne dirais pas qu’une journée sans chasse soit contraignante. C’est tout le contraire. 7 jours de chasse par semaine en Vaucluse représentent une contrainte importante pour toute personne non chasseur. Car aujourd’hui il n’y a aucun jour où les autres usagers puissent profiter pleinement de la nature. Et l’idée de la plateforme de partage d’informations sort simplement du constat qu’aujourd’hui les dispositifs qui sont censés être mis en place ne fonctionnent pas. En tout cas, pas où j’habite, et j’entends que on n’est pas les seuls à être concernés par le problématique ici en Vaucluse. La réalité aujourd’hui est qu’avant d’aller « en nature » il n’y aucune façon facile ni sûre de savoir si on va croiser des chasseurs ou pas, c’est impossible de se renseigner où et quand ont lieu les chasses. Les panneaux indiquant « chasse en cours » sur les sentiers ne marchent pas. La moitié y reste toute l’année et avec les panneaux temporaires ils n’arrivent jamais à couvrir tous les accès possibles de toute la zone en danger – c’est un trop gros travail. Donc ma proposition serait une plateforme où ces informations puissent être visibles par tout le public, sur internet, comme on fait d’ailleurs en été pour cartographier les zones interdites d’accès par risque d’incendie. La date, l’heure et le lieu de toute chasse prévue. Ce serait bénéfique pour tout le monde. Les coureurs et les randonneurs pourraient choisir et adapter leurs parcours en fonction de ces informations, et les chasseurs retrouveraient moins de monde au milieu de leurs battues. Il y aurait moins de risques, moins d’accidents, moins de tension et l’espace serait beaucoup mieux partagé.


Si tu ne trouves aucun écho positif de la part de la fédération de chasse du Vaucluse sur l’idée d’une plateforme par exemple, penses-tu durcir le mouvement et rejoindre les positions des anti-chasses les plus radicaux (interdire la chasse tout court, actions militantes etc…) ?

Je ne suis pas en mode « confrontation ». Premièrement parce que c’est souvent contre-productif, et deuxièmement parce que ceux en face sont armés ! Je sais très bien aussi que c’est une question également très « politique » et pour avoir une chance d’aboutir à un compromis il ne vaut mieux pas attaquer le débat tête baissée avec des idées fermées ! La réglementation encadrant la chasse évoluera en France c’est sûr, ça fait partie de l’évolution (la population de chasseurs a baissé mécaniquement de 2,5 millions en 1975 à moins de 1 million aujourd’hui, NDLR) et du développement d’un pays qui essaie de faire au mieux pour la majorité de sa population. La pratique de cette activité telle qu’elle se déroule aujourd’hui n’est plus de notre temps. Et on ne l’a pas adaptée pour la mauvaise raison que cela fait partie de notre « culture ». L’esclavage ça faisait aussi partie de notre culture à une époque – on a fini par évoluer et l’éradiquer. Si je peux en parler publiquement, proposer des solutions et éventuellement assister pour avancer les choses un peu plus vite, tant mieux. Je n’ai qu’une envie personnellement – que mes enfants puissent avoir envie d’aller sur les sentiers sans avoir peur, ce qui n’est pas le cas actuellement.


Merci Andy pour tes réponses, on te souhaite à toi, à ton frère, à ta famille une excellente année 2018 dans la belle nature Vauclusienne et on croise les doigts pour que tout le monde arrive à s’entendre et que ton projet de plateforme trouve un écho favorable.

Andy a écrit au préfet lire ICI, et vous invite à participer au sondage sur la chasse ICI.






Sunday, 8 October 2017

Traillades 2017


(les anglophones auront toujours un peu de mal avec le mot trail !...)

infos sur la course ici : www.lestraillades.fr

résultats 2017 ici : www.nikrome.com/pdf/traillades17.pdf

Wednesday, 4 October 2017

Trail de Saint Didier

Le Trail de Saint Didier, 29km 900m D+

De retour pour ma troisième* participation à cette belle course Vauclusienne ! Oui, je l'aime - le Trail de Saint Didier ! Pour son parcours, pour son organisation et parce que c'est un des trails les plus proches de chez moi. Sans parler des quelques bouteilles de rouge et de miel que l'on peut gagner si ça se passe bien :-)
*après 2014 et 2016
Le départ du village

Peu après avoir quitté Saint Didier le parcours monte sur le village du Beaucet, où on profite pour faire un tour de son château. J'accorde une attention particulière car c'est ici que Trail Vaucluse organisera sa prochaine course - L'Enduro Holy Calades du Beaucet le 18 février prochain (n'hésitez pas si vous avez des suggestions pour le nom du trail d'ailleurs !).


Le Beaucet - en vrai c'est plus beau que mon croquis !

On quitte le château sur son pont-levis, on traverse quelques calades pour ensuite poursuivre sur les sentiers du Massif Vauclusien. Single-track time ! C'est roulant mais en même temps il n'y a jamais beaucoup de repos. C'est un enchaînement de petites montées sèches, de virages et de relances. Les jambes vont bien (4 semaines de repos ont évidement fait un grand bien) et je profite de ma fraîcheur pour avancer à une bonne allure. C'est un tel plaisir d'avancer vite quand on se sent bien, léger, puissant : quand les jambes tournent sans que ça fasse mal, quand on peut appuyer sur l’accélérateur et voir dérouler le paysage comme si on était un peu détaché du sol. C'est un état physique qui n'est pas présent tous les jours, parfois son arrivée peut sembler aléatoire ou inattendue pour le coureur (y a des "bon jours" et des "moins bons"), mais plus que souvent c'est le résultat d'un bon entrainement, et d'un bon repos ! Donc j'étais dans ma zone de trail-tranquillité quand tout d'un coup mon pied gauche atterrit à quelques millimètres de la tête d'une petite vipère. BAH ! WOU ! Mais comme quand on tombe par terre en course (pas très souvent non plus !), je trouve que ça fait du bien un petit coup de surprise mi-course ! Ça réveille et ça relance le moteur avec une petite injection d'adrénaline !


Attention au serpent !

Je ne sais pas si cela vous arrive aussi, mais quand je croise un serpent sur le sentier, ensuite les yeux ont tendance à deviner des serpents partout ! Les branches par terre, les racines, les cartouches de chasseurs, ils se transforment tous en serpent ! Non, ça ne vous arrive pas ? C'est juste moi alors !


Et maintenant, des serpents partout !

C'est drôle les jeux que le cerveau nous fait parfois. Je n'ai jamais halluciné en course, comme racontent certains ultra-traileurs, mais imaginer et inventer des formes dans les bois ou sur les roches, pourquoi pas ? C'est ça qui est bien aussi dans le trail, la libération totale de l'esprit ! On profite du calme, de la paix, d'un monde plus sauvage et libéré des contraintes, des menaces et des dangers du quotidien... Jusqu'à ce qu'on tombe sur un chasseur et puis c'est goodbye la tranquillité et hello la menace ! Quand même, comment est-il possible qu'on laisse n'importe-qui acheter une arme pour se balader n'importe où pendant la moitié de l'année ? Ne sommes-nous pas un pays avec des principes et des valeurs ? Ne construisons-nous pas notre démocratie autour de la raison et du rationnel ? Un jour on regardera l'histoire et on se demandera comment c'était possible que l'on vende des fusils pour que l'on puisse tirer des petites balles de métal partout en Vaucluse. Aujourd'hui nous ne comprenons pas comment l'esclavage était légal à une époque, et plus tard le vote des femmes, le mariage pour tous, etc. C'est pareil ; l'humanité avance, mais parfois cela semble lent quand même ! Heureusement que nous évoluons et que généralement la logique s'impose. Les lois de notre société sont là pour contrôler et pour interdire les gênes et les menaces, dans le but d'améliorer la qualité de vie pour la majorité. Il est temps que nous changions de politique vis-à-vis des armes, et de la chasse. Que ce soit aux US ou en France. Mais ne soyons pas trop lents sur ce coup-ci, il y en a qui ont hâte de profiter pleinement de notre nature, à pied, à vélo, seul, en famille, les weekends ! Partageons, profitons et protégeons.

Bon trail !

#baladessansballes


Résultats - top 20

Le parcours sur relive



Saturday, 9 September 2017

UTMB 2017

It’s quite a long way around quite a big mountain…


IN IT TO FINISH

The 2017 utmb: time to give the hundred-mile distance another crack then! But this year – just make damn sure that you make it all the way around and back to that finish line in Chamonix!

I've had an unexceptional racing season in 2017 and my running form's been mediocre right through the summer. That top racing gear's been missing. With that in mind, the hilly hundred miles of the utmb would be no place to do anything silly! Well, doing the utmb is obviously totally silly, but what I mean is that I was not in sufficiently good shape to leg it off and play cat and mouse at the front of the field. The game plan was caution, caution, caution: get to Champex, carry on running, and just keep moving until that finish line comes into view! Oh, and enjoy it along the way...


In 2016 it all ended in Champex.
Preferably not to be repeated this year...



UTMB HYPE

So, the start line was a pretty calm, low-key affair. NOT! As Ludo Collet made the Kiwi haka look like a primary school nursery rhyme I soaked up and enjoyed the atmosphere. I’d been ambushed and pulled forward to carry a gps spot-tracker, and hence found myself on the front line of runners, which was good. François stood calm and collected by my side, whilst on my right Kilian was playing computer games on his iphone, and Walmsey could be spotted further over to the left, warming up for his 100 x 1-mile reps session. I could have been imagining it, but I thought I also spotted a mouse chewing up Laney’s cap and vest.

the utmb startline ambiance!!!

STEADY START

So off we went. I’d made it clear beforehand that I’d be cruising down the road and there would be no silly 6-minute mile-ing shenanigans. Oops, that didn’t happen. It’s just incredible how easy 15kph feels when you’re caught up in a mass of hundreds of runners and the side of the path is lined with an infinite succession of small and large pink hands sticking out, eager for high-fives.


cruise, cruise, cruise...



INTO THE NIGHT

Chamonix, Saint Gervais, Contamines, .. then things start to finally quieten down. The trail becomes a more peaceful place. Up the hill we went, last year into a starry cloudless night, this year into a sleety visionless gloom!

glad we're not orienteering...

I changed my jacket, put on a fresh T-shirt and prepared myself for an atmospheric night on the mountain. It couldn’t be any worse than a mountain marathon in NW Scotland – at least I wouldn’t have to pitch a tent at the end of the day!

headcase race


MIDNIGHT FEASTS

The night running doesn’t feel too long in the end. It passes quickly, so long as you’re kept occupied! I spent most of the night running and often talking with fellow Brit Damian Hall. He went on to have a storming run (finishing 12th). As well as keeping occupied, there’s no better way to get through the night than to stop for a 3am risotto in Courmayeur. Try it sometime! Thanks crew – it’s certainly nuts to run right through a Friday night, but perhaps even crazier, at least more selfless, to assist someone in doing so. Merci Carole, Chris et Steph!!! And while I’m on that subject, thanks also to those who supported me out there, right through the day and the night: the “Allez Lagnes”, “Go GB”, “Jump Vaucluse”,.. etc. were all highly appreciated and contributed significantly to spurring me all the way to that finish line.


3am risotto


bon app' !


OUCH

There’s quite a lot of time to reflect while you’re out running ultras. And I worked it out! - Yes, I finally determined THE SECRET to succeeding at ultra running. It came to me in the latter 40km or so. So here it is: What you must do is learn to run, well at least learn to keep moving forward in some form or other, whilst your legs are in excruciating pain. Yep, that’s it. Simple! Now you know this secret, it’s easy, right? Try it! The only slight problem and the caveat I’d attach is the following: the pain can be quite intense!!!

pain is relative, and usually temporary

So yes, my legs hurt towards the end. Those last three medium-sized (800m) hills were no molehills. But at the end of the day they’re only three medium-sized hills aren't they? It’s just a question of keeping moving and you’ll get over them, in the end. Mind over matter. Or “mind over cooked legs”.

any excuse to walk



BACK TO TOWN

Whooppee, I’d got round!!

no high-jump PR today

My finishing position (16th) wasn’t the sporting achievement of my lifetime, but that wasn’t of too much importance. I’d been in it to get around this year. It had been hard and it had taken two attempts, but I’d finally made it. Now that box is ticked, next time I come back I can try legging it off with the American track athletes, or not!

top 30

That said, “next time” won’t be any time too soon. I definitely enjoyed the whole experience, it was painful at times but generally fun, but right now I’m kind of thinking I’ll stick to some shorter stuff for the next year or two…



cheers!

no beer has ever gone to my head as fast as this one...

my utmb story in video: