Sunday, 29 April 2012

L'Ardéchois

Pour nous l'Ardéchois était l'opportunité de passer un long weekend dans l'Ardèche, avec aussi au programme, Samedi mes 31 ans et ce dimanche les 32 ans de Carole, mon épouse. Nous sommes donc parti vendredi pour un peu de camping, sur un site complètement vide, - apparemment il fait trop froid pour que les gens du sud sortent dehors. Je trouvais qu'à 25°C ça allait! Donc ce Dimanche matin, partir à 8 heures pour laisser Carole avec les deux petits avec un temps pas idéal pour les enfants n'était pas un super premier cadeau ! Je pensais à eux pendant que je courais. Courir en toute liberté pendant 5 heures peut facilement être plus relax que de courir après deux très jeunes enfants qui veulent tout casser pendant 5 heures ! Du coup j'étais assez motivé de gagner, pour leur faire cadeau de ma victoire et pour que ça vaille le coup. La météo très Anglo-Saxonne ne m’a pas gêné. Depuis que je suis en France je n'ai jamais couru sous un temps pareil, et je trouvais que ça changeait, même si en général je préfère le soleil quand même. En tout cas, la boue sous les pieds et l'eau sur la tête ne me font pas peur, et vu que je suis bien habitué à ça c'est surement plutôt à mon avantage. Je n'appellerai pas ça des conditions difficiles, plutôt des conditions intéressantes! J’ai couru à une allure soutenue avec Patrick Bringer pendant environ 40 km, après le troisième ravitaillement il a un peu ralenti, alors que j'avais encore des forces et je suis donc parti seul jusqu’à l’arrivée. Mon prochain gros objectif reste la Transvulcania le 12 mai aux Iles Canaries.

Monday, 16 April 2012

Sainte Victoire sans les cartons

Quelques mots rapides sur ma course hier :
Pour être honnête, je n'étais pas frais comme j'aime l’être avant une grande course. Mais dimanche matin quand j'ai mis mon petit sac à dos et les chaussures qui pèsent rien, je me suis senti relativement léger, par rapport à samedi lorsque j'avais passé la journée à transporter des cartons, meubles, électro-ménager, lits, cartons, cartons, cartons...
Sur le trail de Sainte-Victoire j'ai suivi mon plan, avec un départ tranquille avec le groupe de tête sans mettre la pression. Nous étions six, puis au bout de 10 km Julien (Navarro) a accéléré un peu et je l'ai laissé partir, - je ne voulais pas aller si vite si tôt, ni forcer l'allure d’une course qui allait durer cinq ou six heures. Du coup nous avons couru à trois avec Ludovic (Pommeret) et Patrice (Marmet). Juste avant le 27ème kilomètre nous avons rattrapé Julian - il courrait à 25 secondes devant nous, mais d'un coup on tourne à un virage sur la section de route qui mène au village de Puyloubier, et on ne le voit plus. Julien a complètement disparu de vue et je ne sais toujours pas ce qui s'est passé, sauf qu'il a tout de même terminé la course en ~ six heures et demie. A partir de ce moment là, j'étais donc en tête de course avec Ludo. C'était sympa de le connaitre un peu plus, de discuter et de ne pas être tout seul sur la montagne pendant toute la matinée. Sur la dernière montée nous menant sur la longue crête de Sainte-Victoire j’accélère un peu et laisse Ludo derrière pour ensuite courir le reste du chemin jusqu'à Rousset en solitaire.
J’ai trouvé le parcours très varié et assez exigeant au niveau des cuisses. Il offre pas beaucoup de repos avec juste une ou deux sections de gros chemin forestier et pas mal de petits sentiers qui tournent dans tous les sens. Il n'y a pas vraiment de grosse montée sur le parcours, comme au Ventoux, mais il n’arrête pas de monter et de descendre. J’ai surtout aimé découvrir la crête de la Sainte-Victoire, - pas facile de courir vite dessus, les rochers constituant un bon parcours d’obstacles. J'étais presque plus à l'aise sur les dix derniers kms que sur les dix premiers ce qui est bon signe pour les prochaines grosses courses, comme le trail de l’Ardéchois fin avril et surtout la Transvulcania en mai.


Résultats : ICI
Récap GPS / cardio / dénivélé : ICI

Wednesday, 4 April 2012

Mid-week play day / beasty leg strengthening...

Météo France annonçait des orages, donc changement de plan. A la place d'une reconnaissance de la partie haute de la Sainte Victoire, je suis parti voir le Grand Lubéron. Des collines plus basses et donc moins de chance de me faire surprendre par la foudre...

Lourmarin - joli village de départ

panneaux jaunes partout...

...et des paysages impressionants

ha

un peu de brouillard sur la crête

le profile ...

le coeur ...

... et d'autres stats !

Trouvez tout (!!) ici : move4851467


Apparement, selon la montre, c'est parti pour 120 heures de repos !... zzzzzzzz


Monday, 26 March 2012

Ventoux 2012

FRANÇAIS
(scroll down for text in ENGLISH / ci-dessous si vous voulez travailler votre anglais écrit !)

Je pense que je dois être un des coureurs qui habite le plus près de la montagne de Ventoux, je pourrais presque me considérer « du coin » maintenant. Depuis juin 2011, j’habite, avec ma famille, à Châteaurenard, 45 minutes du bas de Ventoux (et donc 2 heures du sommet !). Depuis notre installation l’année dernière nous avons été très bien accueillis, surtout dans le monde du trail. C’est vraiment un milieu qui attire des gens sympathiques, même lorsque mon pays bat la France au rugby !
Ce n’est pas forcement un avantage pour chaque course de bien tout connaître par cœur, par exemple je n’avais pas fait un seul pas sur le parcours des Templiers en 2011, mais je pense que pour certaines courses cela peut quand même être un avantage de savoir à quoi m’attendre au fil des kilomètres. Le trail du Ventoux est un parcours très usant, et savoir quand vont venir les dernières montées sur le chemin du retour, et combien de temps elles vont durer peut être une aide, surtout au niveau psychologique. Et c’est vrai que je suis en effet beaucoup sorti sur les sentiers du trail les dernières semaines, et la chose principale que j’avais apprise et que j’avais gardée en tête pendant cette épreuve était qu’il ne fallait pas arriver au sommet trop épuisé.
la première grosse montée 
Je suis donc parti à mon allure hier matin, une allure que je pensais pouvoir gérer pendant quatre heures. J’avais fait la montée à 85% il y a dix jours, et cela m’avait mis deux heures et quart, donc d’arriver au sommet en deux heures cinq avec des jambes en bon état était exactement ce que je voulais faire. Ce que je n’attendais pas c’était d’avoir autant d’avance à ce moment là, - j’avais prévu qu’au moins 2-3 coureurs attaqueraient la montée à bloc, mais au final tout le monde a du être raisonnable au niveau de l’allure de départ. Peut-être en partie grâce au fait que il n’y avait pas Ricky cette année ! Seulement deux autres coureurs étaient devant moi pendant la montée, et tous les deux ont tourné à droite au 14eme kilomètre, pour descendre sur le parcours du trail court.
Au sommet je me suis donc retrouvé tout seul, mais je n’avais aucune idée si j’avais un peu d’avance ou si j’en avais beaucoup – sauf que je ne voyais personne derrière moi. J’étais donc dans un état d’esprit vraiment tranquille, j’étais relax et j’ai pris le temps de profiter du paysage et du grand soleil – après tout c’était une grosse raison pour notre venue ici en France ! Quel temps parfait pour la course cette année, les conditions n’auraient vraiment pas pu être meilleures.
vers le sommet, un peu de neige même
On descend 4 km jusqu’à Chalet Renard où c’était super sympa de retrouver ma famille et mon fils qui attendait avec deux gels dans les mains ! Nous fêtons ses trois ans aujourd’hui, donc je ne voulais pas le décevoir – il fallait être devant !
Et là il restait 20 km à faire, mais j’avais encore les jambes en très bon état, donc facile à prendre du gros plaisir sur les petits sentiers du retour et surtout les quelques belles descentes – un des aspects du trail qui me fait le plus plaisir ! Si on gère bien au niveau de l’énergie et des forces musculaires, on devrait être cassé à là fin, mais pas trop avant. A ce niveau les choses se sont bien passées aujourd’hui.
Le but du jour était de profiter et de me faire plaisir sur une superbe course, une des meilleures, voir la meilleure du sud de la France. Au final, - objectif réussi – c’est pour cela je remercie l’organisation, le météo et mes jambes d’avoir été en accord avec le plan.

ENGLISH
So the Ventoux, sadly famed in Britain by Tommy Simpson’s tragically ending climb of the mountain in 1967, but now building a fairly important reputation in the world of trail running as a beast of a hill to run up as well. In France it’s become one of the big events of the season and there’s no doubt that it’s a classic. The mountain is unique and the race route is a real mix of everything, a long and tough course over some pretty rugged terrain in places. Having moved to the region nine months ago, I now know this hill pretty well and have recently had the chance to recce the race route on numerous occasions.
Running in through the vineyards
So a quick zap through the race, as it happened, from my perspective. Sunday morning, I set out at a pace that I considered sustainable for four hours. I anticipated that more runners would attack on the climb, but everyone seemed to be playing the pace judgement fairly "sensibly" – Ricky not being around to show off his sprinting skills this year! After a two hour steady climb, I found myself arriving at the summit on my own and in the lead with what seemed to be a fair margin over the chasing pack of three. I was relaxed and made the most of the opportunity to enjoy the scenery and the warm sunshine. The course then drops 4k to the second fuel station at Chalet-Reynard, where it was exciting to be greeted by my family and my son who was waiting with two gels in his hands! I didn’t want to disappoint him - I had to be at the front! And it turned out to be a great way to celebrate his third birthday on the day! Over the last 20 km the legs seemed to be holding up well, so I was able to have some fun on the winding sections of single-track in the woods and down through the stunning gorges - one of my favourite aspects of trail running. My goal was to really enjoy myself during this classic race, one of the best in the South of France. And the objective was successfully completed - for which I thank the organisation, the weather ... and my legs for holding their form for the necessary four hours! Since moving to Châteaurenard, just 45 minutes south of the Ventoux, myself and my family have been so well received into the region and especially in the world of French Trail running, a community spirit which attracts like-minded people similarly to fell running in the uk. So much so, that I now consider this as my local race. The Law and the Ochils of the Scottish Central Belt now seem like memories of the distant past... The sport of French trail is very different to legging it up and down steep grassy fells and bounding through peaty bogs, but at the end of the day they're both environments that attract friendly like-minded people who enjoy fresh air. I don't even seem to be detested when England beats them at rugby!
Ventoux 2012 podium
Next up on the agenda I have another fairly local race, the Sainte Victoire, a long course (55km) over a brilliant rocky mountain just east of Aix-en-Provence. I'll be using that one as a big training outing for the beast that is the TransVulcania in May. With the impressive start list of ultra stars at that 83km race over the volcanoes of La Palma, it's going to be a real classic. I just need to do a bit of endurance work between now and then, easier now I have Wednesdays off work to train.
results - top 25

Ventoux - presse

Deux articles de presse de ce jour, Dauphiné Libéré + La Provence
(cliquez pour les agrandir)


Wednesday, 21 March 2012

Ventoux - soleil ou neige ???...

Je partage quelques photos prises il y a une semaine lors de mon dernier entraînement sur le Ventoux, simplement parce que les photos sont bien et aussi pour montrer qu'il peut vraiment faire très beau, même au sommet et même en mi-mars. En espérant simplement que ce sera pareil ce weekend (mais vu qu'un peu de neige est tombé en début de semaine déjà, je ne crois pas que ce sera réellement le cas...).

Le parcours de ma dernière sortie Ventouvième (les 21km de montée, bouclé en ~2h15)
L'arrivée vers le sommet 
Je me fais téléporté sur la lune
Activité normale en altitude
Quelques étirements
Et hop, la descente
Plus qu'on saute, moins qu'on court, plus que c'est facile (??)
Après l'escapade brève sur la lune, on retourne sur terre... 



La Provence - pre Ventoux article