Friday, 16 October 2015

UTAT, une course pas comme les autres

The Ultra Trail Atlas Toubkal
and now for something completely different



et oui, nous sommes allés à l'UTAT pour des vacances,
pour des balades en mule surtout !


mais il y avait aussi la petite course !


On est parti ensemble avec Julien, mais malheureusement il n'était pas dans une super journée. Et pour parcourir 105km, c'est mieux si tu as la grosse pêche au départ... Je fais du coup les 13h41 seul. Seul dans un autre monde, perdu dans d'autres (grands) paysages. Le chemin était long mais c'était (pour la plupart) très agréable. J'ai eu mal aux jambes de temps en temps, mais la majorité du temps c'était un vrai plaisir. Après tout, ma vision de l'ultra c'est qu'il s'agit d' "une longue balade rapide". Et les longues balades, on les fait pour monter des sommets, pour voir des paysages, pour aller où on ne peut pas forcement aller en véhicule...

Tu penses à quoi quand tu cours toute une journée ? Au mec qui te poursuit derrière ? A la douleur ? Pourquoi suis-je là ? Quelle idée ? Les paysages ? Comment vivent les gens ici, ça fait 3 heures que je n'ai pas vu de route ? Ils ont un sacré choix de fruits et légumes dans leurs jardins ces locaux ? Pourquoi mettent ils tellement de sucre dans leur thé à la mente ? Est-ce qu'ils courent avec des thé-soft-flasksTM ?... 


Et voilà, la journée passe, et très vite t'es au bout !
C'est une expédition, et comme toute expédition c'est fun, mais aussi t'es bien content d'arriver à la fin et de pouvoir te poser après toute une journée sur les pieds !


En récup, pas de balade en mule, mais un peu de dessin,..
Voilà le Toubkal, vu par mes yeux et ceux de mes enfants :


leurs dessins sont carrément plus intéressants, faut dire


expressionniste ?


de retour au refuge CAF
de retour "à la norme"
de retour au "besoin-branché"
livebox, iphone, wifi, facebook,
bref, les réels besoins de la vie
ou pas


Une autre vision sur cette superbe vidéo, à voir :




Wednesday, 16 September 2015

Serre Chevalier water race


Serre Che Trail Salomon 2015

Retour en video sur le Serre Che Trail Salomon 2015 avec un focus bénévole avec Martine Raymond.

Posted by Jean-michel Faure-vincent on Thursday, 17 September 2015

Wednesday, 26 August 2015

Montcalm

Je continue mon parcours sur la série de Skyrunning France avec le marathon de Montcalm. Une très belle course pyrénéenne avec suffisamment d'eau sur le parcours pour bien s'hydrater tout au long, se laver les jambes si on veut,.. jeter sur les concurrents,.. bref, vraiment beaucoup d'eau.. Mais c'est normal, l'eau minérale naturelle de Montcalm est mise en bouteille en bas dans la vallée. Donc voilà un petit cours pour les enfants : apprenons le cycle d'eau (de Montcalm).
Jamais je n'aurai fait un trail avec autant de ravitaillements !
Partis à une bonne allure dans un groupe de cinq, on n'était vite plus que trois et finalement on a fait toute la montée ensemble avec Mitch. Hector était une petite minute derrière, et puis il a accéléré pour franchir le sommet en tête. Je me sentais bien et confiant. Mais cela a changé au moment du demi-tour au sommet où j'avais l'impression d'être transformé en pire descendeur de la planète. Manque de motivation pour me lancer dans les cailloux, ou fatigue musculaire,.?. je ne sais pas la cause exacte, mais la descente était tranquille et je suis arrivé au village d'Auzat 3ème et quelques longues minutes derrière Mitch et le champion d'orientation Ecossais Hector Haines.
 La prochaine étape Skyrunning, ma prochaine course, sera le Trail de Serre Chevalier. Longue, technique et montagneuse, je pense qu'elle me conviendra. Ce sera sympa aussi de la faire avec mon frère Joe (qui vient de remporter la premiere édition du Glen Coe Skyline ce même w/e).

Thursday, 23 July 2015

étape du tdf

A little bike ride, pour changer...


Vu qu'il y avait du dénivelé au programme de l'Étape cette année, ça semblait normal de m'inscrire... Une nouvelle expérience, car c'était la première fois que j'épingle un dossard sur un maillot de cycliste.


Tout s'est très bien déroulé. J'ai vraiment bien profité du parcours, des paysages, des bonnes côtes, de la vitesse en descente sur les routes fermées :-) pas de crevaisons ni de chutes.
La dernière montée s'est révélée dure par contre. Ma faute, car je ne dépasse que très rarement les 40-50km en bicyclette, donc les dernières bornes ont un peu surpris les cuisses.


Je finis 301ème au scratch, en 6 heures 8. Les pros mettent bien une heure de moins ! (mais je les invite aussi à tester une ultra skyrace :-)


vidéo rapide du parcours



Altispeed

Dans la course à pied j'aime bien varier les choses : un peu de roulant, un peu de technique, un peu de pente, un peu de pluie, beaucoup de soleil... Mais à la base je suis un grand fan de la haute montagne. D'où le fait que je penche souvent pour les skyraces, à l'étranger et maintenant aussi en France. Je suis donc bien content de voir ce style d'épreuve, originaire d'Italie, s'étendre de plus en plus vers l'international, et surtout de s'installer en France.

Le Ice Trail Tarentaise et sa version courte, l'Altispeed, font parti du club de vrais "trails de montagne", avec tout ce qui va avec : sentiers peu entretenus voir inexistants, altitude, crêtes, sommets, vues, exposition et risques de chute... J'étais donc bien évidemment motivé d'y faire un tour. Mais après les 80k du Mt Blanc deux semaines auparavant, couplé avec une motivation de boucler la série Skyrunning France, cette fois-ci j'ai choisi la course "courte", l'Altispeed 32km pour 2200m de D+.


Ma forme était plutôt bonne, je me sentais récupéré depuis le 80k de Mt Blanc, mais comme je constate depuis le début de la saison, il me manque de la puissance dans les pentes raides. Faute d'une manque d'entrainement sur les pentes du Ventoux et sûrement trop de courses récemment (= trop de repos et pas assez d'entrainement). Je n'ai donc pas pu suivre Thibaut Baronian, dès les premiers kilomètres, et j'ai fait la course pour la 2ème place.


Dans les Alpes il y a la montagne préservée, et il y a aussi les stations de ski. J'en profite parfois des remontées mécaniques, mais il faut dire que c'est super moche. Et quand tu penses qu'il y en a qui se plaignent de l'impact visuel d'une éolienne :-)


Et attention aussi aux prix dans la vallée : achetez vous des bananes avant d'arriver à Val d'Isère !


Photo prise par Ian Corless dans la dernière montée. À ce moment là je n'avais pas beaucoup de force dans les jambes, mais le paysage était assez magnifique, et après le petit tunnel il ne restait plus qu'à descendre.



Sunday, 28 June 2015

Mont Blanc 80km, or more like 90km...

Most of my blogs are in French, but since it's an international race, here goes for a very short write-up of my perspective of the Mt Blanc 80km, in English!..

You know you're doing something a bit silly when your alarm goes at 2:45am and you're asking yourself how much food you need for fifty miles of very hilly running...

So up the hill we went, a stream of headlamps up the Chamonix-style smooth ziggy-zaggy footpaths...

And it has to be said that the early start was well worth it for the view of the sun rising over Mt Blanc and the other mountains on the other side of the valley...

Onto the second climb and Alex Nichols and I break off the front. He's running super efficiently, as he does. And I'm feeling pretty good too...

Half way up the second climb my head goes really light and the legs suddenly feel rubbish. It was a bit of shock to feel so naff so early on. Lack of long mountain climbs in my recent running? or the altitude? I just hoped the phase would quickly pass...

The downhill wasn't much better, until I got low enough and back into thicker air. At this point I realised the race was going to be a hard-fought slog...

Several hours later and onto the last climb. Alex has long since disappeared off the front. I initially take 2nd position and feel confident. A gap grows behind me. But once again, near the top of the climb, my legs go very weak again. Suddenly the quads are cramping and even walking becomes tricky. I get re-overtaken by Frano Colle, moving much more effectively than me up the steep slope, with walking sticks...

The last descent I was counting down the meters. A thousand meters feels like nothing after ten and a half hours. Even with completely smashed legs it's quite possible to throw yourself downwards for half an hour, luckily...


Monday, 8 June 2015

Trail des Maures

Comme je le dis souvent - comment découvrir un nouveau coin ? Vas-y et fais un trail!
Ce weekend c'était donc rendez-vous dans le Var, pour encore une classique du Challenge de Trails de Provence, Le Trail des Maures.


Partant de Collobrières, au programme 45km et environ 2500m de dénivelé, et le tout sous un soleil en mode four à pizza. Effectivement il faisait très chaud. Mais il ne faut pas oublier que je n'habite pas en Provence pour la fraîcheur ! Quand mes parents, actuellement en balade à vélo (comme toujours) sur les îles Hébrides (nord-ouest de l'écosse), m'envoient des messages comme quoi il fait à peine 10°C, je pense que je suis plutôt bien placé ici dans le sud.


On est parti à sept heures du matin, un petit tour du village, guidé à cheval, avant d'attaquer la première petite montée puis descente, sur des très jolis singles.


Et jusqu'à environ 10h ça allait très bien. Le soleil était encore bas et on bénéficiait de l'ombre de la végétation dense du massif. Et puis, vers 10h le four a été allumé. Heureusement il ne restait plus que 20km ! Honnêtement ils ont dû beaucoup plus souffrir ceux qui ont passé l'après-midi sur le parcours.


Le terrain était très rocheux, sauvage. J'avais des bonnes jambes donc je me suis lancé seul devant. En descendant de la deuxième colline sur une belle crête, passage très technique, j'entends pleins de mouvements autour de moi, et puis, "Groin-groin". "Hello les marcassins !",.. "Votre mère n'est pas dans le coin et énervée par hasard ?",.. "Non, vous êtes seuls ? C'est bien",.. "Et vous aussi ne vous pensez qu'à la bière fraîche à la châtaigne et à la piscine du gîte au village ?"..
C'est vrai que courir, se fatiguer, prendre des coups de chauds,.. ça peut avoir un drôle d'effet sur l'homme seul dans la forêt ! On peut même commencer à discuter avec les bêtes, n'est-ce pas ?! (pas toi ?, oh...)


Et oui, c'était à ces plongées si rafraîchissantes que je pensais pendant la dernière heure et demie de course :


J'ai eu un petit coup de chaud/fatigue dans l'avant dernière bosse, et je profite pour marcher avec les coureurs du 21km. En bas, un passage par une rivière, casquette à nouveau trempée d'eau froide (ça change tout), avant d'attaquer la dernière montée, et hop, de retour à Collobrières. Ça passe vite quand même 4h30 de trail. Surtout après les 92km du Tchimbé Raid ! Il faut toujours faire plus long et plus chaud, comme ça on relativise et les choses difficiles deviennent relativement faciles.. ..